Parmi les derniers articles publiés sur notre Lab e-commerce, vous trouverez :
Nous avons également publié les « pitchs » des startups ayant participé à nos premières « Rencontres du Lab e-commerce » :
A bientôt sur le Lab !
ColiPoste et Digital Commerce Factory (Malinea) s’associent pour une nouvelle édition des Ateliers de la Transformation les 3 et 5 avril prochains.

Au programme : Marketing de l’émotion, boom du e-commerce par abonnement, émergence de concepts innovants de vente en ligne pour ré-enchanter le consommateur… la différenciation par l’expérience d’achat est une réalité que nous décrypterons avec nos invités (parmi eux Jimmy Fairly, Cavissima, JolieBox, Usine à Design, Dessine-moi un soulier, le petit ballon et bien d’autres)
Petite nouveauté cette année, nous irons à la rencontre des e-marchands en région. Rendez-vous à Paris le 3 avril et à Mondeville le 5 avril pour deux matinées de débats, de partage et de témoignages clôturés par un cocktail.
Bonjour Xavier,
Tout d’abord, je vous remercie d’avoir pris le temps de répondre à mes questions!
Présentez-nous votre boutique Ederton en quelques mots.
Bonjour, je m’appelle Xavier Delorme, j’ai 44 ans, et je suis le co-fondateur de la marque Ederton. Ederton, c’est une gamme exclusive de chemises pour hommes, coupées dans des cotons de prestige et selon des techniques de confection tailleur. La collection de chemises est complétée par une ligne de cravates en soie tissée Jacquard et des boutons de manchette de tradition joaillère. Tous nos produits sont réalisées en séries limitées, à partir de matières nobles et naturelles. La marque est née sur le web en 2010, et le site Ederton.com en est aujourd’hui le canal exclusif de distribution.
Comment avez-vous eu l’idée de ce projet ?
Le projet est né à la fois d’un parcours et d’un constat personnel. J’ai grandi dans un environnement où il m’a été permis de croiser parmi les derniers tailleurs pour hommes, gantiers, chapeliers ou maîtres soyeux, qui avaient alors pignon sur rue. J’ai donc en moi ce goût pour les belles matières et les produits de belle facture. J’ai regretté souvent par la suite de ne pouvoir retrouver ce type de produits ailleurs que dans les enseignes de luxe.
La tendance générale en matière textile grand public lors des trois dernières décennies a plutôt été celle du vêtement jetable ; avec l’utilisation de matériaux de qualité de plus en plus médiocre, et des finitions laissant souvent à désirer, pour ne pas dire inexistantes. Avec la hausse des matières premières et la baisse du pouvoir d’achat, on assiste aujourd’hui à une modification du comportement des consommateurs, qui reviennent à la logique qu’avaient nos grands-parents : privilégier la qualité et la durabilité, plutôt que la quantité ; quitte à y mettre un certain prix.
Décrivez-nous brièvement le marché de la chemise ?
Le marché de la chemise sur Internet se décompose principalement en deux mondes : le prêt-à-porter et le sur-mesures.
Dans chacun de ces deux mondes, on croise à peu prêt tout et son contraire. Depuis ceux qui travaillent essentiellement l’aspect tarifaire, en privilégiant les cotons bon marché et la confection industrielle, afin de maintenir une offre premier prix (jusqu’à 50 euros maxi), jusqu’à ceux qui privilégient la finesse des tissages, la précision de la coupe et les finitions impeccables (ceux-là se situent souvent au-delà des 150 euros).
Il n’est pas toujours facile pour un profane de s’y retrouver dans une telle variété d’offres. Il faut tout de même savoir que l’échelle de prix correspond souvent à une réalité en terme de qualité globale de l’offre (pour peu que l’on ait affaire à un marchand sérieux), et qu’il ne faut par exemple pas se bercer d’illusions lorsqu’on vous propose du sur-mesure à 19,95€ !
Quel est votre avantage concurrentiel face à vos concurrents ?
Dans la densité de cette offre, nous avons choisi pour Ederton un positionnement intermédiaire, en essayant d’appliquer les points forts de chaque monde. Ainsi, nos points forts sont incontestablement nos matières (exclusivement des cotons Extra Longue Fibre d’origine PIMA Sea Island et GIZA d’Égypte), notre confection, et le soin que nous accordons aux détails (technique de col particulière, assemblage à la main, couture simple piqûre avec un fil Allemand, boutons de 5mm d’épaisseur etc…). Ces caractéristiques sont de celles que l’on peut trouver chez les meilleurs acteurs du sur-mesure en ligne ; mais pour rester dans une fourchette de prix accessible, nous avons choisi la voie du prêt-à-porter. En travaillant en petites séries, nous pouvons proposer nos créations 30% moins chères, et nous approcher parfois des prix de certains produits moins qualitatifs (avec notre ligne Trendy à 75€ par exemple).
Quelle valeur ajoutée votre site e-commerce offre-t-il face à un concurrent brick and mortar ?
Vous l’aurez compris, nous n’avons pas grand chose à voir avec un commerce de détail traditionnel, puisque nous sommes créateurs de nos produits. Le site Ederton.com nous a permis de toucher très vite une très large population ; beaucoup plus rapidement que si nous avions lancé la marque via une boutique traditionnelle. Il n’est cependant pas aisé de se faire un nom dans le monde de la mode masculine avec la seule filière de la vente en ligne. La proximité au produit reste encore forte pour un grand nombre de consommateurs dans le domaine du textile ; et nous constatons bien le succès de nos collections lors des quelques occasions que nous avons d’aller à la rencontre des acheteurs. C’est pourquoi nous travaillons aujourd’hui sur plusieurs pistes, afin de développer une approche plus directe de la distribution.
Qui sont vos clients ?
Nos clients sont assez largement citadins. Une grande part est d’ailleurs établie en région Parisienne , ce qui confirme la compétitivité de nos prix sur le segment de marché du moyen-haut de gamme. Mais la vente sur Internet nous permet aussi de toucher des populations résidant en province, et n’ayant pas facilement accès à une belle boutique de prêt-à-porter pour hommes.
La tranche d’âges majoritaire est celle des 35-65 ans. Il s’agit d’une population active, et pour contrarier bien des idées reçues, un tiers de nos clients sont des femmes.
Comment êtes vous organisés? Gérez-vous tout en interne ou faites-vous appel à des prestataires extérieurs?
Afin de maintenir nos prix dans un secteur où la part des matières premières est de plus en plus importante, notre obsession est de réduire nos coûts. Dans cette perspective, nous externalisons un grand nombre de postes, pour nous focaliser en interne sur l’administration, la création et le marketing. La partie web, l’ingénierie de production ou encore la logistique, sont ainsi en très grande partie confiées à des partenaires ou des prestataires externes.
Quels logiciels ou plateformes utilisez-vous pour la gestion de votre site ?
Nous avons opté dès le démarrage pour la plateforme de e-commerce Prestashop. Cette solution nous convient pour sa souplesse, son adaptabilité, sa couverture fonctionnelle modulable, sa sobriété et sa facilité d’administration.
Avez-vous rencontré des difficultés ? Quelle est selon vous l’étape que vous identifieriez comme étant la plus délicate dans la création d’une boutique e-commerce ?
Le projet Ederton a représenté bien d’autres difficultés que celle de la création d’un site de e-commerce. Mais pour ce qui concerne cet aspect du projet, je dirai que c’est sans doute celui que nous, créateurs d’Ederton, maîtrisions le moins. A l’origine, nous avons géré en interne le développement et la mise en ligne de notre site. Cette option n’est pas insurmontable techniquement, avec une solution comme Prestashop, mais dès qu’il s’agit d’être vu par les moteurs de recherche et de véhiculer une image conforme à l’esprit des produits, les choses se compliquent.
Quel est le point sur lequel vous conseilleriez d’être particulièrement vigilant ?
L’évidence quand on souhaite faire du commerce est de faire en sorte d’être vu par des acheteurs potentiels. La visibilité est donc primordiale en matière de e-commerce, comme dans le commerce traditionnel. Avoir pignon sur rue en zone piétonnière (ou en première page de Google) n’est pas donné à tout le monde : les places sont limitées et chères. Si vous installez votre boutique dans une ruelle derrière l’église, mieux vaut pour vous être hyper-spécialisé, avoir peu de concurrence et compter sur la renommée.
Les outils de création de boutique de e-commerce sont aujourd’hui à la portée du plus grand nombre, à tel point que nous avons dépassé à ce jour les 80 000 boutiques actives en France. Cette afflux massif rend le commerce en ligne beaucoup plus difficile à rentabiliser aujourd’hui qu’il y a cinq ans par exemple. Il serait illusoire pour les nouveaux postulants de compter sur la magie du web. Il faut qu’ils pensent leur projet comme une entreprise à part entière.
Depuis sa création, votre site a-t-il beaucoup évolué ? Et qu’est-ce qui vous a guidé dans les choix de conception et d’ergonomie ?
Je complèterai ce qui a été dit précédemment et disant que pour des raisons de calendrier, nous avons du lancer la marque avec notre site « Home made » ; mais nous savions que nous devrions très rapidement nous entourer de personnes compétentes, à la fois en webdesign et en référencement.
C’est à la suite d’une belle rencontre avec l’agence Toucouleur, et plus particulièrement avec son dirigeant, Cédric Morelle, que les choses se sont accélérées.
Le site à été profondément remanié, à la fois sur la forme et sur le fond. Du point de vue de la structure, il est conforme aujourd’hui aux standards du web, ce qui facilite sa prise en compte par les moteurs de recherche. Pour l’ergonomie, nous avons souhaité rester sobres, tout en proposant des interfaces qui se démarquent. Le challenge semble avoir été correctement relevé, puisque le site à été nominé fin 2011 aux CSSDA et aux Prestashop Awards.
Mais ce qui compte avant tout pour nous est de mettre en valeur les produits afin d’en donner la meilleure perception qui soit. Nous réfléchissons d’ailleurs à intégrer des outils novateurs en terme de présentation d’articles de mode.
Quel est votre taux de transformation? Comment envisagez-vous de l’améliorer?
Depuis le lancement du nouveau site, le taux de transformation à progressé. Ce qui dénote bien que la présentation est un élément clé de la réussite en e-commerce. Il est important que l’internaute comprenne rapidement dans quel univers il se trouve, et on ne vend pas de la chemise luxe comme on vend des coques de smartphones.
Un autre point clé pour Ederton est de diversifier suffisamment son offre afin de correspondre à un maximum de goûts et de sensibilités. Même si nous avons pour vocation de proposer des produits à une clientèle plutôt ciblée business, nos clients ne portent pas la même chemise au bureau, à la maison ou en soirée. Il faut donc que chacun puisse trouver dans nos collections la chemise qu’il recherche.
Nos lignes de cravates et de boutons de manchette sont aussi très importantes pour nous, puisqu’elles nous permettent de proposer des produits plutôt rares sur la toile, comme de la soie tissée Jacquard ou des pierres semi-précieuses.
Comment intégrez-vous les réseaux sociaux dans votre stratégie, quels rôles jouent-ils ?
Les réseaux sociaux font partie des éléments incontournables pour l‘acquisition de notoriété. A ce jour, nous n’avons encore que très peu exploré cette voie, et il nous reste beaucoup à faire pour en tirer partie.
Quels sont vos projets pour demain ?
Comme je le disais :
• Continuer à développer les trois lignes produits principales,
• Introduire de nouvelles lignes produits,
• Développer la stratégie web-marketing et de nouveaux outils pour le site,
• Développer de nouvelles filières de distribution,
• Prendre une semaine de vacances … (mais ça sera plus sûrement pour après-demain !)
Comment voyez-vous le e-commerce dans 10 ans ?
A regarder les courbes de croissance et le potentiel qui s’offre au commerce en ligne, nul n’est besoin d’avoir des dons de voyance pour lui prédire un bel avenir dans la prochaine décennie. Je ne pense pas pour autant que ce soit la mort du commerce traditionnel : à toute époque sa révolution ; la plupart du temps, ceux qui existaient s’adaptent et font émerger la nouveauté.
De quel site seriez-vous fier d’être le créateur (à l’exception du votre bien entendu) ?
Comme je suis un éternel insatisfait, la fierté est pour moi souvent très éphémère. J’aime cependant m’inspirer du travail des autres et en reconnaître la valeur. Pour le côté créatif et artistique, j’aime par exemple beaucoup le site de Jitrois ; mais je suis plus septique sur sa capacité à vendre.
Quel est votre héros préféré ?
Sans aller jusqu’à les qualifier de héros, j’aime assez ce que m’inspirent des personnages comme Christophe Colomb ou, plus proche de nous, Steve Jobs : des hommes convaincus, qui ont gardé foi en leurs idées et maintenu leur cap, même quand tout le monde leur disait qu’ils étaient sur la mauvaise route.
Cette semaine, vous trouverez sur le Lab e-commerce :
• L’arrivée des verbes d’action sur Facebook et leur impact sur l’e-commerce. Open Graph est un peu la « grammaire » de Facebook. La nouvelle version dévoilée à la rentrée se distinguait en introduisant des verbes autres que les manichéens « aimer » ou « recommander » . « Ecouter », « lire », « acheter », toute action de l’internaute est maintenant déclinable pour Facebook, avec leurs compléments d’objet comme toute bonne grammaire ! Nous vous proposons un tour des premières applications e-commerce du nouvel Open Graph.
• Critizr : la boite à idées des magasins version connectée. Critizr est une application mobile qui remplace la boite à idées des magasins, vous savez cette fameuse urne parquée dans un coin du supermarché et dont on ne voit que rarement le contenu. Critizr crée ainsi une agora virtuelle où les marchands peuvent recueillir les retours d’expérience de leurs clients et y répondre aux yeux de tous.

• Critizr : la boite à idées des magasins version connectée. Critizr est une application mobile qui remplace la boite à idées des magasins, vous savez cette fameuse urne parquée dans un coin du supermarché et dont on ne voit que rarement le contenu. Critizr crée ainsi une agora virtuelle où les marchands peuvent recueillir les retours d’expérience de leurs clients et y répondre aux yeux de tous.
Bonjour Emilie,
Tout d’abord, je vous remercie d’avoir pris le temps de répondre à mes questions!
Présentez-nous L’Usine à Design en quelques mots. Comment avez-vous eu l’idée de ce projet ?
Lancée il y a deux ans par 1 industriel du meuble et 3 passionnés de design et de web, L’Usine à Design est un acteur du meuble, 100 % web et communautaire venu révolutionner le monde de la décoration, de l’ameublement et de l’e-commerce en proposant aux internautes des meubles design sur mesure et des objets déco …le tout à prix d’usine.
L’Usine à Design a une ambition : redonner au design son sens originel (le beau, le pratique, l’accessible) et le rendre accessible à tous.
Nous avions identifié la possibilité de raccourcir la chaîne entre le fabricant et le consommateur pour proposer des objets et du mobilier design à prix accessibles. L’objectif étant bien entendu d’offrir le meilleur rapport qualité prix à notre client.
Chacun peut choisir son meuble parmi de nombreux modèles. Le visiteur a surtout la possibilité de créer un meuble qui lui correspond en le personnalisant. Grâce au simulateur en ligne au rendu très réaliste, chacun voit sa « création » avant d’être livré directement chez soi.
Le site rassemble également une très large communauté de fans ainsi que des designers que L’Usine à Design édite. Chacun a la possibilité d’exprimer librement sa singularité sur le site.
Quels sont vos principaux concurrents ? Quel est votre avantage concurrentiel?
Nos concurrents sont les marchands de mobilier design et de décoration, qu’ils vendent leurs produits en ligne ou dans la distribution classique. Ainsi, nous retrouvons les retailers classiques (ex : Habitat), les retailers brick-and-mortar (ex : IKEA), les pure players web (De Vente-unique à l’Edito) sans oublier les artisans !
Au-delà d’une part de marché, L’Usine à Design n’est pas un « copycat », mais répond à un vrai besoin existant dans l’univers de la décoration et du design.
L’Usine à Design est le premier acteur à réunir la personnalisation de meubles, une expérience utilisateur unique, l’édition de designers et des produits d’un excellent rapport qualité / prix.
Nous sommes le 6ème site Internet marchand dédié aux meubles derrière Vente Unique, Delamaison ou Made in Design.
Qui sont vos clients ?
Nos clients, qui sont souvent des clientes, sont des particuliers ou des entreprises passionnées de déco, qui veulent se faire plaisir en suivant la mode, les tendances, leurs goûts … malgré la baisse du pouvoir d’achat ! Que ce soit à travers la personnalisation de nos meubles, ou par l’achat de mobilier design plus classique, c’est avant tout des personnes qui souhaitent créer une décoration unique, qui leur ressemble.
Comment êtes-vous organisés ? Gérez-vous tout en interne ou faites-vous appel à des prestataires extérieurs ?
Les services IT, marketing, graphisme, service clients…sont internalisés afin de maîtriser au maximum le cœur de notre métier et d’assurer une qualité de service optimale à nos clients. Mais bien entendu, certaines prestations d’expertise restent externalisées. (ex : hébergement).
Quant aux produits, nous avons sélectionnés les meilleurs partenaires fabricants à travers le monde pour toujours offrir le meilleur à nos clients.
Quels logiciels ou plateformes utilisez-vous pour la gestion de votre site ?
Le site a été développé à l’origine sur une plateforme propriétaire créée par une SSII avec qui nous travaillons depuis le début, mais entièrement gérée en interne. La personnalisation des produits est basée sur une technologie Adobe appelée Scene 7.
Avez-vous rencontré des difficultés ? Quelle est selon vous l’étape que vous identifieriez comme étant la plus délicate dans la création d’une boutique e-commerce ?
Il est certain que gérer un projet de cette ampleur est un challenge de tous les instants. A ce titre, il faut savoir s’entourer des bonnes personnes car cela permet de surmonter les inévitables difficultés que vous ne pouvez résoudre seul. Pour la création d’une boutique e-commerce ces difficultés sont légions : levée de fonds, sourcing, supply chain, e-marketing, etc …
Paradoxalement, des difficultés qui furent les nôtres, la plus difficile fut de suivre le succès de notre projet. En effet, à peine 4 mois après le lancement du site, les équipes de l’émission CAPITAL de M6 ont voulu tourner un reportage sur notre idée.
Pendant 10 minutes, sur M6 un dimanche soir de grande écoute nous avons bénéficié de cette exposition providentielle.
Ce fut magique, mais il est clair qu’immédiatement le nombre de visites, puis de commandes, a grimpé de façon délirante, faisant saturer tous les serveurs pourtant prévus à cet effet !
Les commandes qui en découlèrent nous donnèrent du fil à retordre pendant plusieurs semaines.
Ainsi, même s’il serait fou de prétendre se passer d’une telle opportunité, il faut se tenir prêt !
Depuis sa création, votre site a-t-il beaucoup évolué ? Et qu’est-ce qui vous a guidé dans les choix de conception et d’ergonomie ?
Oui le site a déjà connu sa deuxième mise à jour majeure fin 2010, soit 1 an après son lancement en octobre 2009. Nous venons également de lancer une nouvelle plateforme pour les designers.
Ces mises à jour sont cruciales pour suivre les retours que nous font les clients et les internautes sur l’utilisation du site. Ce sont eux qui guident nos décisions grâce à leurs remarques. Tout les choix pris le sont après réflexion avec les responsables d’équipes concernées, la création, l’IT, le marketing, etc …
L’ADN de l’entreprise étant basé sur des valeurs telles que le service aux clients, la simplicité, chaque mise à jour est faite pour servir ces valeurs au maximum.
Quel est votre taux de transformation? Comment envisagez-vous de l’améliorer ?
Notre taux de transformation est évidemment confidentiel, c’est le nerf de la guerre pour les pure players et ils ne le donneront pas facilement.
Quoiqu’il en soit, nous avons de sérieux avantages en termes d’expérience d’achats et de navigation qui donnent ainsi envie à l’internaute de transformer sa visite par un achat. Tout est ainsi fait pour lui simplifier la vie et fluidifier sa navigation.
Le panier est donc particulièrement soigné, tout comme les fiches produits avec force de détails et de photographies.
Mais évidemment, on n’achète pas un meuble comme une fringue, et donc, on a les taux de l’industrie !
Le taux de conversion ne fait pas tout : le taux de satisfaction et de réachat est tout aussi important puisque c’est un investissement à long terme.
Comment intégrez-vous les réseaux sociaux dans votre stratégie, quels rôles jouent-ils ?
Les réseaux sociaux nous permettent de garder un lien avec une communauté de designers, de clients, de prospects ou d’internautes. Ainsi, ils entrent en interaction pour créer de la valeur entre eux. C’est un canal d’échange et un vecteur de rencontres.
C’est aussi un excellent outil de retours d’expérience, même si ce ne sont pas leurs vocations premières.
Notre plateforme dédiée aux designers, tout récemment lancée, accueille de nombreuses nouveautés en termes de fonctionnalités pour donner encore plus de puissance à cette communauté.
Quels sont vos projets pour demain ?
Quand on travaille dans une jeune société, remplie de personnes motivées et créatives, ce ne sont pas les projets qui manquent !
On a évidemment des projets récurrents mais les essentiels que l’on citait un peu plus haut, à savoir l’amélioration constante de l’expérience utilisateur, des possibilités de personnalisation, du niveau de service rendu au client… mais l’on travaille également sur des projets plus innovants. On ne peut pas forcément les dévoiler ici car les concurrents sont de plus en plus nombreux sur notre secteur mais nos équipes travaillent d’arrache pied pour concevoir des nouveaux services à destination de nos utilisateurs, que ce soit pour donner plus de conseil, les faire rêver, découvrir de nouvelles technologies !
Comment voyez-vous le e-commerce dans 10 ans ?
Il est assez difficile de s’exprimer après Catherine Barba sur cette question !
Pour moi, le e-commerce sera encore plus qu’aujourd’hui, un canal de distribution incontournable. Nous ne nous poserons plus la question « Suis- je en mesure d’acheter un canapé sur Internet ? », mais « Est-ce que j’achète cet ensemble de salle à manger avec mon Google Wallet sur mon Iphone 25S, alors que je suis là, assise dans le bus électrique ? »
Il n’y aura plus de dichotomie web/physique comme certains acteurs se plaisent toujours à le soutenir. Les clients voudront le meilleur des deux mondes et passeront de l’un à l’autre instantanément.
Les perspectives de croissance économique sur le secteur sont excellentes et d’un point de vue d’utilisation, le web devrait de plus en plus se spécifier et se rapprocher du consommateur. Le marketing sur mobile et la vente via ces terminaux sera un des enjeux majeurs de cette décennie.
De quel site seriez-vous fier d’être le créateur (à l’exception du votre bien entendu) ?
Cela peut paraître un peu présomptueux, mais j’admire vraiment le site Zappos, principalement pour leur volonté de mettre le client au cœur de chacune de leurs décisions. Plus qu’une simple stratégie, c’est une philosophie appliquée à chacune des parties de l’entreprise. Travailler pour son client, c’est la clé du succès.
Quel est votre héros préféré ?
Après vous avoir parlé de Zappos, vous comprendrez que je vous répondrai Tony Hsieh ! Il s’agit pour moi d’un véritable héros des temps modernes. Certes, il n’a pas de superpouvoirs mais il a des convictions, des valeurs qu’il a su porter et défendre pour au final prouver que l’on peut faire un miracle économique tout en défendant le client !
De plus en plus de sites e-commerce tentent d’attirer de nouveaux clients en proposant la livraison gratuite.
Qu’elle soit gratuite à partir d’un minimum d’achat ou non, il est primordial que le message soit lu.
Les clients peuvent arriver sur différentes pages : la page d’accueil, une fiche produit, une landing page… Il est important qu’ils soient tous en mesure de voir « la livraison gratuite ».
Pour maximiser la visibilité de ce message, un des emplacements à privilégier est le header.
Voici quelques bonnes pratiques :
- Asos fait la promotion de ses services gratuits juste en dessous de ses onglets ainsi que dans son panier.
Le site prend le parti d’avoir un header très épuré.
Aucun élément ne vient charger ou perturber les éléments principaux du header : le logo & la baseline, le moteur de rechercher interne, l’espace client, la wishlist, le panier et les onglets.
Un jeu de couleur est utilisé pour faire ressortir l’élément différenciant « Pas de minimum d’achat ».
- Sephora privilégie le centre du header, entre le logo et l’espace client pour mettre en avant sa livraison offerte.
On peut noter que la marque joue sur les couleurs, en utilisant du rouge pour faire ressortir son message et le rendre plus percutant.
Cet emplacement est cependant très souvent réservé au moteur de rechercher interne (comme nous pouvons le voir sur Asos).

Ce que l’on peut retenir :
- Votre moteur de recherche interne est au centre de votre header, vous pouvez prendre le parti pris d’Asos
- Votre moteur de recherche a une place secondaire dans votre header, privilégiez la façon de faire de Sephora
- N’oubliez pas de jouer sur le design et les couleurs pour donner plus d’impact à votre message
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