27 juillet 2010

Personne n’a pu passer à côté de la déferlante mobile : problème avec  l’Iphone 4, nouvelles pub Blackberry, Orange qui lance son propre Smartphone Androïd… C’est dans les années 2000 que les premières applications sont apparues offrant au monde digital une entité supplémentaire pour s’épanouir. Elles ont connu de nombreuses améliorations ces dernières années et se sont démocratisées.  Les mobiles sont devenus des redoutables canaux de communication grâce au SMS et applications que les marques mettent en place pour toucher leur clientèle.

Le m-marketing a plusieurs visages…

L’investigation des marques sur mobile se fait par SMS et applications.

L’AFMM (Association Française du Média Mobile) publie en 2010 une  étude très encourageante pour le marketing par SMS puisque 81% des détenteurs de mobile sont intéressés par la réception de SMS d’entreprises (d’ordre pratique et commercial). Des chiffres qui paraissent disproportionnés lorsqu’on sait quel pourrait être la nuisance de cette nouvelle sorte de Spam SMS… C’est parce qu’on ne perçoit pas tout de suite l’utilité de ceux-ci : à la fois pour recevoir des informations concernant la livraison, ou le SAV d’un produit. Plus l’information délivrée implique les internautes dans leur quotidien ou s’assimile à un service, plus l’intérêt est fort.

Les applications offrent quant à elles, un aspect plus personnalisant  que les SMS avec par exemple la géolocalisation (possibilité de recevoir des informations bien spécifiques à sa localisation…).  Elles sont beaucoup moins intrusives pour le consommateur, qui peut choisir de la télécharger ou pas, et de l’ouvrir.

Pourtant on note quelques réticences vis-à-vis de ces méthodes comme la protection des données et l’ « anonymat » … Dans la même lignée que les réseaux sociaux certains parleront de Big Brother d’autres vous parlerons de modernité et de facilité…

JDN

Quelles sortes d’applications choisir pour votre site ?

La simplification s’étend aussi aux achats. On parle de m-commerce. Pourtant, les internautes y sont plus frileux. D’après le JDN, en France, seulement 3% seraient intéressés par les achats sur mobile. Selon une étude commandée par Getjar, le deuxième plus grand magasin d’applications, la demande mondiale d’applications mobiles devrait exploser d’ici 2012, avec un chiffre d’affaires de 17,5 milliards de dollars. Le m-marketing et le m-commerce ont donc un avenir prometteur.

Une fois ces constats établis, j’en viens à me demander dans quelles mesures les marques vont-elles exploiter ces nouveaux outils et dans quelles circonstances est-ce vraiment pertinent ?

Selon la marque, son offre et son produit, on peut choisir différents types d’applications (qui peuvent être complémentaires).

-          L’application de service : en rapport avec l’image de la marque.

Prenons l’exemple de Ferrero.  Comment pourrait-elle utiliser les applications à des fins commerciales ? On exclu rapidement l’idée d’une application transactionnelle car aucun internaute n’aurait l’idée d’acheter son Nutella grâce à son téléphone portable. (Du moins pour le moment !) Les applications à mettre en place seraient donc plutôt un service annexe dont le but unique serait de renforcer le lien avec le consommateur. Dans cet esprit la marque Kinder a créé l’application « allez on se bouge » « Découvrez l’application iPhone Allez on bouge pour pouvoir trouver vos bons plans depuis votre téléphone partout où vous vous trouvez ! » http://www.allezonbouge.net/

-          L’application « vitrine »

La marque Biotherm met à disposition une application vitrine du nouveau parfum  Force. Une application un peu Gadget mais qui offre au client une véritable expérience utilisateur.

Géolocalisation Code promo en magasin

Dans le même esprit que l’application « vitrine », la réplique du site internet sur le mobile reste pertinente dans certains cas. Par exemple, l’application créée pour le festival d’Arras Main Square Festival permettait d’avoir accès au programme à tout moment, sans connexion WIFI.

-          L’application transactionnelle

Chez vente-privée.com il est désormais possible d’acheter via son mobile.  Cela va de soit que ce type d’application concerne avant tout les sites marchands et qu’il nécessite une véritable mis en œuvre, pour assurer au client une satisfaction à la hauteur de son achat via le site internet. Le directeur général France d’eBay, Yohan Ruso, parle d’une « logique industrielle pour le mobile » puisque ses applications Iphone ont déjà été téléchargées 8 millions de fois. Il ajoute qu’en 2013, 40% du trafic Internet viendra du mobile…  Solution plutôt évidente pour les acheteurs d’eBay pour ne pas rater une enchère !

Reste encore, pour l’application transactionnelle à mettre en place des solutions de paiements qui rassureraient le client, car elles restent un frein important aux transactions mobiles.

Et vous, quelle sorte d’application mettriez-vous en place sur votre site (application vitrine, transactionnelle, de service) ?

3 commentaires
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3 commentaires
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Diane 2010-07-27 16:18:10

D'après vous, la complémentarité est donc de mise? Il est vrai que la stratégie de ces applications concerne plus la fidélisation que l'acquisition...

CasaLab 2010-07-27 16:02:59

Le site vitrine/de service (pourquoi pas adossé à une partie transactionnelle) qui permet de récupérer les coordonnées de prospects ou "fans" de la marque pour pouvoir les intégrer dans un circuit de fidélisation (=vente) me semble judicieux. Une simple application transactionnelle parait réductrice dans la mesure où elle ne permet pas de capter l'écrasante majorité de personnes consultant un site/application sans pour autant acheter immédiatement = autant de clients potentiels qui échappent à la marque.

Tweets that mention Comprendre le m-marketing -- Topsy.com 2010-07-27 16:01:56

[...] This post was mentioned on Twitter by malinea conseil, Thierry Rousseau and CasaLab, Diane. Diane said: Petite #leçon de m-#marketing http://bit.ly/9AtmTB [...]

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