3 février 2010

ecommercant-metier Hier, s’est tenu le bilan annuel de l’e-commerce français orchestré par la FEVAD. C’est le rendez-vous de l’année, celui qui donne le ton, notamment aux journalistes, sur l’état de l’e-commerce français.

Comme vous l’avez surement lu dans l’un des 200 articles écrits sur le sujet ces dernières 24h ,  le chiffre d’affaire de l’e-commerce a progressé de 26% en 2009.

Mais concentrons nous sur un autre point, encore plus frappant: le nombre de sites marchands, aka e-commerçants, a progressé lui de 35%. Je me permets d’insister sur le fait que ce n’est pas le nombre de création de sites marchands qui a augmenté de 35% mais bien LA POPULATION d’e-commerçants !

D’ailleurs une des phrases les plus frappantes du communiqué de la FEVAD: “Il se crée près de 2 sites marchands toutes les heures en France”.

Pour résumé: secteur en croissance de 26% (et la FEVAD table sur 20% pour 2010), + 35 % de sites en 2009, 2 sites marchands toutes les heures et des packs pour créer son site quasiment gratuitement . Cela vous laisse rêveur n’est-ce pas ?

Alors oui, créer un site e-commerce ne demande plus de forcément de passer par la case “levée à 9 chiffres” (Boo.Com vous vous rappelez ? ), ni une armée de développeurs  et oui le marché à fait x35 en 9 ans .

Mais pour autant tout le monde peut il devenir e-commerçant ? Oxatis a fait un profil génétique de “l’e-commerçant” et il en ressort un peu une impression de “Tu as 10minutes par jour ? Pas d’argent ? Aucun diplôme ? Aucune connaissance d’internet ? Tu es une senior qui n’a jamais fait de commerce ? Parfait!! Tu as le profil idéal pour être un e-commerçant.”

Pour être honnête chez Malinea Conseil nous ne voyons pas beaucoup ce type de client. Pour la simple et bonne raison que cette typologie de clients n’a pas la moindre idée qu’une activité de conseil en e-commerce puisse ne serait ce qu’exister.

Mais nous savons qu’ils existent, nous les croisons parfois au détour de notre veille quotidienne du secteur ou d’un salon.

Nous pensons réellement qu’il n’y a pas de profil type pour l’e-commerçant qui réussira, il, ou elle d’ailleurs, n’a pas forcément un budget pharaonique ni un diplôme d’HEC mais nous pensons sincèrement aussi que l’e-commerce n’est pas un métier si facile que ça.

De plus en plus de sites une fois lancés s’en rendent compte. Le gap entre l’approche et les techniques du Fevad/iCE 30 (un peu le CAC40  de l’e-commerce) et l’immense majorité des autres e-commerçants est ENORME.

L’e-commerce existe depuis maintenant plus d’une dizaine d’années et le temps a permis de mieux comprendre le comportement de l’internaute sur un site d’e-commerce (ses attentes, ses goûts, son comportement,…).

Nous aidons au jour le jour à augmenter le taux de conversion de nombreux sites. Cela passe parfois par l’application de concepts simples (changement léger des couleurs, agrandissement de certains textes, changement de place d’une photo,…) et dans d’autres cas c’est des concepts plus complexes qui nécessitent de nombreux tests et un affinage précis afin d’obtenir le meilleur résultat.

L’incidence de la couleur d’un bouton d’action sur le taux de transformation n’a rien d’hasardeux mais suit bien une logique (si tant est que nous pouvons appeler la psychologie humaine logique) .

Les gros sites du FEVAD/ICE 30 , qui d’ailleurs vendent souvent les mêmes produits que beaucoup de petits sites, utilisent à fond l’ensemble de ces outils. Poussant même leurs expériences dans des extrêmes inconcevables pour beaucoup d’e-commerçants.

Notre activité de conseil est là pour réduire ce gap sur des sites de taille moyenne ou même des gros sites qui n’ont pas cette logique scientifique du e-commerce. Nous voyons quotidiennement des sites sortir la tête de l’eau ou enfin croitre rapidement grâce à des conseils simples (ou pas) et un éclairage extérieur avisé.

Que l’on ne s’y méprenne pas. Nous pensons que l’e-commerce est un secteur plein d’avenir où encore énormément de choses restent à être inventées .
Mais, nous ne sommes pas à l’aise avec l’impression de “métier facile” qui peut parfois être donné par le secteur.

C’est d’ailleurs une des raisons d’être de ce blog. Nous tentons que ce soit par des approches pratiques ou plus théoriques d’inculquer à nos lecteurs les pratiques qui marchent et celles à éviter.

Mise à jour: Capitaine Commerce a également fait un article sur le sujet, si vous ne l’avez pas encore lu.

6 commentaires
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6 commentaires
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Ecommerce Wall 2010-02-22 18:44:16

Il est très facile d'ouvrir un site de e-commerce et relativement facile de faire un peu de chiffre d'affaires en achetant de la publicité dans Google. Mais c'est déjà plus difficile d'être rentable et surtout d'atteindre une taille correcte pour pouvoir en vivre. Il n'y a pas assez de place pour tout le monde car l'e-commerce français est trusté par Google et une poignée de grands sites marchands. La barrière d'entrée dans la plupart des secteurs de vente en ligne (mode, voyage, maison ...) est donc très élevée. A noter que les marchands en ligne qui ont un magasin physique ont un peu plus de facilités (tréso, notoriété, canal d'acquisition offline ...)

Le mythe à la vie dure : le ecommerce = richesse facile 2010-02-19 07:14:28

[...] de ce billet, j’ai vu passer sur twitter ce billet, qui complétera bien ma prose. Egalement celui ci et celui ci (finir un article 3 mois après l’avoir commencé permet de se documenter. La [...]

Ce qu’il faut comprendre des chiffres de la FEVAD - Clicblog : le blog de clicboutic 2010-02-09 14:58:17

[...] de la concurrence entre e-commerçants. Je rejoins ici l’analyse de Jonathan sur le blog de malineaconseil qui s’attache à nuancer cette impression d’eldorado que représenterait [...]

Conférence FEVAD chiffres e-commerce 2009 | Guilhem R 2010-02-04 17:19:41

[...] méthode Catherine Barba: à lire la tendance des chiffres, l’e-commerce est un métier de jeunes mères de familles [...]

@omartineau / 42Stores 2010-02-04 13:20:03

Je passe mon temps à rappeler les basiques du commerce à mes clients. Beaucoup se lance dans le commerce comme si c'était facile. On peut facilement ouvrir une boutique en ligne, chez nous en 2 minutes c'est fait. Mais pour vendre, c'est une autre histoire. Les investissements nécessaires sont toujours sous estimés : on peut ouvrir une boutique pour 3 fois rien, mais derrière, il faut beaucoup de temps et des investissements judicieux pour réussir... et surtout une bonne dose de patience et de perséverance.

@omartineau / 42Stores 2010-02-04 13:16:45

Je passe mon temps à rappeler les basiques du commerce à mes clients. Beaucoup se lance dans le commerce comme si c'était facile. On peut facilement ouvrir une boutique en ligne, chez nous en 2 minutes c'est fait. Mais pour vendre, c'est une autre histoire.

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