On en a déjà beaucoup parlé sur ce blog, le m-commerce est une réalité et 2010 sera son année. Les marques se lancent dans l’aventure, bien encouragées par la déferlante d’applications mobiles (Iphone, Android, Blackberry…) toujours plus convaincantes en termes d’ergonomie et de confort d’utilisation.
Alors que dans quelques heures Steve Jobs s’apprête à révolutionner une fois de plus le marché de la mobilité et de l’informatique en sortant un énième « product of the century » avec sa tablette (c’est fatigant cette manie), nous allons pour le moment nous concentrer sur son grand « petit frère » l’Iphone et l’appli ventes flash/ventes privées de Brandalley.
Pour juger de la qualité de l’expérience d’achat sur mobile j’ai trouvé intéressant de tester simultanément le même parcours client sur Iphone et sur le site web classique. Allons-y :
L’inscription sur Iphone est simple et rapide et sur un seul écran. Les informations demandées sont exactement les mêmes que sur le site Web. On regrettera peut-être l’absence d’un push produit pour la version Iphone.
La présentation des offres sur la home est très simple, on retrouve la totalité des ventes flash du site sur un scroll vertical.
Une fois la vente sélectionnée les produits apparaissent directement, et d’une touche une roulette apparaît pour sélectionner le mode d’affichage préféré (2,3 ou 4 produits par écran)
Le reste du parcours client est rigoureusement identique au site :
- les infos produits sont les mêmes
- les visuels aussi
- la possibilité de zoomer sur les photos existe sur les 2 supports (pas de zoom vectoriel sur l’iPhone)
Le mimétisme entre les 2 modes de commande est intéressant au moment de l’ajout panier. Sur l’iphone le choix de la taille apparaît sous forme d’une roulette lorsque l’on ajoute le produit au panier ; sur le site classique, c’est le bouton ajouter au panier qui est inactif tant que la taille n’a pas été sélectionnée.
Si l’utilisateur n’est pas encore authentifié (sur les deux supports il a le choix d’être ou non connecté en permanence) la page d’inscription se charge au moment d’appuyer sur le bouton commander.
Encore un clic pour accéder à la page récap, livraison et choix de la carte de paiement. Ici aussi les informations sont les mêmes sur les deux supports. En revanche pas de push produit en bas de page sur l’Iphone.
Même chose pour le paiement, même nombre d’écran, mêmes infos mais réorganisées pour tenir sur un écran de 3 pouces.
Bref vous l’aurez compris, le m-commerce chez Brandalley c’est du… e-commerce mais un peu allégé au niveau de l’offre (on ne retrouve que les ventes flash).
Cela m’inspire une réflexion : plus le parcours client sera simple, rapide et ergonomique sur une e-boutique classique, plus le portage sur un format mobile sera facilité et moins l’utilisateur perdra ses repères puisqu’il pourra passer d’une version à l’autre sans avoir l’impression de découvrir un nouveau site.
Au moment de la conception d’un site web classique, réussir à intégrer dans la réflexion tous les différents supports potentiels (smartphones, tablettes, tv…) est clairement un enjeu d’avenir pour le e-commerce.
Nous vous en parlions récemment sur ce blog, M-commerce VS E-commerce : Concurrents ou alliés ?, l’explosion du m-commerce n’est maintenant plus qu’une question de semaines ou de mois. Les annonces se multiplient dans ce sens et après l’application iPhone d’Ebay qui devrait générer 500 millions $ de recettes d’ici la fin de l’année c’est Amazon qui annonce le lancement de la sienne – disponible dans un premier temps aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.Tous les produits référencés sur Amazon sont disponibles via un moteur de recherche et le paiement peut se faire sur l’Iphone.
La plupart des marchands sont déjà présents sur le mobile à des degrés moindres mais les deux gros acteurs historiques du e-commerce mondial ne peuvent définitivement pas se tromper. A noter également l’arrivée de Nouvelles Frontières sur le canal mobile avec l’extension de son système d’enchères de voyages.
Bref, le m-commerce est dans l’air, il nous pend au nez et tout cela était très prévisible : le développement de l’Internet mobile a transformé les modes de consommation des internautes qui peuvent désormais profiter de la quasi-totalité du web dans le bus, ou à la terrasse d’un café mais n’a pas réellement bousculé les usages : aujourd’hui je consulte mon compte Facebook sur mon portable, j’y lis mon journal préféré et je vérifie les horaires des séances de cinéma, il ne serait donc pas aberrant que je puisse commander mes capsules de café…
Le m-commerce s’envisage en réalité comme la transposition du e-commerce et du bon vieux « PC-Internet » sur des supports mobiles qui se libèrent de plus en plus de contraintes et de freins originels comme la multiplicité des plateformes techniques et des réseaux, la sécurisation des données, l‘ergonomie, la vitesse et le confort de navigation.
Une étude de RBC Capital Markets indique que la vente de smartphones devrait dépasser celle des ordinateurs à l’horizon 2011 ; en ce sens le m-commerce n’est donc pas une révolution, juste une adaptation…
Oui mais voilà, le m-commerce c’est beaucoup plus que cela. Et si l’on se plaît à répéter depuis des années que les Japonais l’ont beaucoup mieux compris que nous, le potentiel extraordinaire du canal mobile semble enfin se dévoiler, et pour tout le monde. Le fait est qu’aujourd’hui avec un smartphone dans la poche je dispose d’un accès haut-débit à Internet, d’un appareil photo de bonne qualité ou d’un GPS. Cette convergence technologique apparaît comme un élément clé dans le développement du m-commerce car elle enrichit considérablement l’expérience d’achat et permet aux distributeurs en ligne de proposer des services inédits :
- La reconnaissance d’image : l’une des fonctionnalités proposées dans la toute nouvelle application Amazon utilise la fonction appareil photo de l’iPhone ; le principe est simple, admettons que je sois Américain ou Anglais (l’application n’est pas encore disponible sur l’App Store français) je photographie cette magnifique lampe design qui orne le bureau de mon voisin puis j’upload la photo sur l’application Amazon ; si par chance cette lampe figure dans la base de données du site, je suis redirigé vers la fiche produit et je n’ai plus qu’à effectuer ma commande en un clic.
- Un autre exemple est celui de la géolocalisation : de nombreux marchands click and mortar proposent aujourd’hui à leurs clients de venir chercher en magasin le produit qu’ils ont commandé en ligne. Une opportunité m-commerce pour un marchand comme Darty ou la Fnac pourrait être de proposer à un client immédiatement après la commande de retirer son achat dans le magasin le plus proche possible de sa position géographique.
- Et quid des alertes SMS d’expiration prochaine de réservation de train, plus besoin de stresser si l’on peut confirmer et payer en 3 clics sur son smartphone…
Le m-commerce ne va pas faire de l’ombre au e-commerce mais au contraire permettre aux marques de placer le client toujours plus au centre de leur stratégie de vente en ligne en multipliant les contacts et les services additionnels ; du pain béni pour le taux de transformation.
2010 va être une année passionnante.
Alors que le m-commerce fait depuis bien longtemps parler de lui, il semble néanmoins que nos e-marchands semblent se méfier de ce mode de consommation. A tort ou à raison, toujours est-il qu’aujourd’hui, avec la montée en flèche des smartphones et notamment celle de l’iPhone, ce mode de consommation devient de plus en plus courtisé par nos chers cyberacheteurs. (Lire la suite…)
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