13 janvier 2012

Bonjour Emilie,

Tout d’abord, je vous remercie d’avoir pris le temps de répondre à mes questions!

Présentez-nous L’Usine à Design en quelques mots. Comment avez-vous eu l’idée de ce projet ?

Lancée il y a deux ans par 1 industriel du meuble et 3 passionnés de design et de web, L’Usine à Design est un acteur du meuble, 100 % web et communautaire venu révolutionner le monde de la décoration, de l’ameublement et de l’e-commerce en proposant aux internautes des meubles design sur mesure et des objets déco …le tout à prix d’usine.

L’Usine à Design a une ambition : redonner au design son sens originel (le beau, le pratique, l’accessible) et le rendre accessible à tous.
Nous avions identifié la possibilité de raccourcir la chaîne entre le fabricant et le consommateur pour proposer des objets et du mobilier design à prix accessibles. L’objectif étant bien entendu d’offrir le meilleur rapport qualité prix à notre client.
Chacun peut choisir son meuble parmi de nombreux modèles. Le visiteur a surtout la possibilité de créer un meuble qui lui correspond en le personnalisant. Grâce au simulateur en ligne au rendu très réaliste, chacun voit sa « création » avant d’être livré directement chez soi.

Le site rassemble également une très large communauté de fans ainsi que des designers que L’Usine à Design édite. Chacun a la possibilité d’exprimer librement sa singularité sur le site.

Quels sont vos principaux concurrents ? Quel est votre avantage concurrentiel?

Nos concurrents sont les marchands de mobilier design et de décoration, qu’ils vendent leurs produits en ligne ou dans la distribution classique. Ainsi, nous retrouvons les retailers classiques (ex : Habitat), les retailers brick-and-mortar (ex : IKEA), les pure players web (De Vente-unique à l’Edito) sans oublier les artisans !

Au-delà d’une part de marché, L’Usine à Design n’est pas un « copycat », mais répond à un vrai besoin existant dans l’univers de la décoration et du design.
L’Usine à Design est le premier acteur à réunir la personnalisation de meubles, une expérience utilisateur unique, l’édition de designers et des produits d’un excellent rapport qualité / prix.
Nous sommes le 6ème site Internet marchand dédié aux meubles derrière Vente Unique, Delamaison ou Made in Design.

Qui sont vos clients ?

Nos clients, qui sont souvent des clientes, sont des particuliers ou des entreprises passionnées de déco, qui veulent se faire plaisir en suivant la mode, les tendances, leurs goûts … malgré la baisse du pouvoir d’achat ! Que ce soit à travers la personnalisation de nos meubles, ou par l’achat de mobilier design plus classique, c’est avant tout des personnes qui souhaitent créer une décoration unique, qui leur ressemble.

Comment êtes-vous organisés ? Gérez-vous tout en interne ou faites-vous appel à des prestataires extérieurs ?

Les services IT, marketing, graphisme, service clients…sont internalisés afin de maîtriser au maximum le cœur de notre métier et d’assurer une qualité de service optimale à nos clients. Mais bien entendu, certaines prestations d’expertise restent externalisées. (ex : hébergement).
Quant aux produits, nous avons sélectionnés les meilleurs partenaires fabricants à travers le monde pour toujours offrir le meilleur à nos clients.

Quels logiciels ou plateformes utilisez-vous pour la gestion de votre site ?

Le site a été développé à l’origine sur une plateforme propriétaire créée par une SSII avec qui nous travaillons depuis le début, mais entièrement gérée en interne. La personnalisation des produits est basée sur une technologie Adobe appelée Scene 7.

Avez-vous rencontré des difficultés ? Quelle est selon vous l’étape que vous identifieriez comme étant la plus délicate dans la création d’une boutique e-commerce ?

Il est certain que gérer un projet de cette ampleur est un challenge de tous les instants. A ce titre, il faut savoir s’entourer des bonnes personnes car cela permet de surmonter les inévitables difficultés que vous ne pouvez résoudre seul. Pour la création d’une boutique e-commerce ces difficultés sont légions : levée de fonds, sourcing, supply chain, e-marketing, etc …
Paradoxalement, des difficultés qui furent les nôtres, la plus difficile fut de suivre le succès de notre projet. En effet, à peine 4 mois après le lancement du site, les équipes de l’émission CAPITAL de M6 ont voulu tourner un reportage sur notre idée.
Pendant 10 minutes, sur M6 un dimanche soir de grande écoute nous avons bénéficié de cette exposition providentielle.
Ce fut magique, mais il est clair qu’immédiatement le nombre de visites, puis de commandes, a grimpé de façon délirante, faisant saturer tous les serveurs pourtant prévus à cet effet !
Les commandes qui en découlèrent nous donnèrent du fil à retordre pendant plusieurs semaines.
Ainsi, même s’il serait fou de prétendre se passer d’une telle opportunité, il faut se tenir prêt !

Depuis sa création, votre site a-t-il beaucoup évolué ? Et qu’est-ce qui vous a guidé dans les choix de conception et d’ergonomie ?

Oui le site a déjà connu sa deuxième mise à jour majeure fin 2010, soit 1 an après son lancement en octobre 2009. Nous venons également de lancer une nouvelle plateforme pour les designers.
Ces mises à jour sont cruciales pour suivre les retours que nous font les clients et les internautes sur l’utilisation du site. Ce sont eux qui guident nos décisions grâce à leurs remarques. Tout les choix pris le sont après réflexion avec les responsables d’équipes concernées, la création, l’IT, le marketing, etc …
L’ADN de l’entreprise étant basé sur des valeurs telles que le service aux clients, la simplicité, chaque mise à jour est faite pour servir ces valeurs au maximum.

Quel est votre taux de transformation? Comment envisagez-vous de l’améliorer ?

Notre taux de transformation est évidemment confidentiel, c’est le nerf de la guerre pour les pure players et ils ne le donneront pas facilement.
Quoiqu’il en soit, nous avons de sérieux avantages en termes d’expérience d’achats et de navigation qui donnent ainsi envie à l’internaute de transformer sa visite par un achat. Tout est ainsi fait pour lui simplifier la vie et fluidifier sa navigation.
Le panier est donc particulièrement soigné, tout comme les fiches produits avec force de détails et de photographies.
Mais évidemment, on n’achète pas un meuble comme une fringue, et donc, on a les taux de l’industrie !
Le taux de conversion ne fait pas tout : le taux de satisfaction et de réachat est tout aussi important puisque c’est un investissement à long terme.

Comment intégrez-vous les réseaux sociaux dans votre stratégie, quels rôles jouent-ils ?

Les réseaux sociaux nous permettent de garder un lien avec une communauté de designers, de clients, de prospects ou d’internautes. Ainsi, ils entrent en interaction pour créer de la valeur entre eux. C’est un canal d’échange et un vecteur de rencontres.
C’est aussi un excellent outil de retours d’expérience, même si ce ne sont pas leurs vocations premières.
Notre plateforme dédiée aux designers, tout récemment lancée, accueille de nombreuses nouveautés en termes de fonctionnalités pour donner encore plus de puissance à cette communauté.

Quels sont vos projets pour demain ?

Quand on travaille dans une jeune société, remplie de personnes motivées et créatives, ce ne sont pas les projets qui manquent !
On a évidemment des projets récurrents mais les essentiels que l’on citait un peu plus haut, à savoir l’amélioration constante de l’expérience utilisateur, des possibilités de personnalisation, du niveau de service rendu au client… mais l’on travaille également sur des projets plus innovants. On ne peut pas forcément les dévoiler ici car les concurrents sont de plus en plus nombreux sur notre secteur mais nos équipes travaillent d’arrache pied pour concevoir des nouveaux services à destination de nos utilisateurs, que ce soit pour donner plus de conseil, les faire rêver, découvrir de nouvelles technologies !

Comment voyez-vous le e-commerce dans 10 ans ?

Il est assez difficile de s’exprimer après Catherine Barba sur cette question !
Pour moi, le e-commerce sera encore plus qu’aujourd’hui, un canal de distribution incontournable. Nous ne nous poserons plus la question « Suis- je en mesure d’acheter un canapé sur Internet ? », mais « Est-ce que j’achète cet ensemble de salle à manger avec mon Google Wallet sur mon Iphone 25S, alors que je suis là, assise dans le bus électrique ? »
Il n’y aura plus de dichotomie web/physique comme certains acteurs se plaisent toujours à le soutenir. Les clients voudront le meilleur des deux mondes et passeront de l’un à l’autre instantanément.

Les perspectives de croissance économique sur le secteur sont excellentes et d’un point de vue d’utilisation, le web devrait de plus en plus se spécifier et se rapprocher du consommateur. Le marketing sur mobile et la vente via ces terminaux sera un des enjeux majeurs de cette décennie.

De quel site seriez-vous fier d’être le créateur (à l’exception du votre bien entendu) ?

Cela peut paraître un peu présomptueux, mais j’admire vraiment le site Zappos, principalement pour leur volonté de mettre le client au cœur de chacune de leurs décisions. Plus qu’une simple stratégie, c’est une philosophie appliquée à chacune des parties de l’entreprise. Travailler pour son client, c’est la clé du succès.

Quel est votre héros préféré ?

Après vous avoir parlé de Zappos, vous comprendrez que je vous répondrai Tony Hsieh ! Il s’agit pour moi d’un véritable héros des temps modernes. Certes, il n’a pas de superpouvoirs mais il a des convictions, des valeurs qu’il a su porter et défendre pour au final prouver que l’on peut faire un miracle économique tout en défendant le client !

14 juin 2011

Qui n’a jamais rêvé d’avoir un magasin qui ne propose que des articles qui lui correspondent ?

Eh bien aujourd’hui c’est le pari que c’est lancé ShoeDazzle, un site américain qui offre aux fashionistas une collection de chaussures, sacs et bijoux sélectionnés spécialement pour chacune d’elles par une batterie d’experts.

Mais non ce n’est pas une machine qui sélectionne mon showroom, ce sont des experts je vous dis…et des stars qui plus est…Kim Kardashian par exemple ! Si cela ne vous dit rien, alors je pense que vous ne passez pas assez de temps devant les émissions de télé réalité et autres tvshow américains…et continuez comme ça ! Donc on est bien d’accord Kim et ses acolytes passent des heures à me concocter MON showroom en fonction de MES goûts et ce chaque mois ! Ah c’est beau la vie !

Bon revenons à nos chaussures, et passons en revu ce concept un peu particulier il faut le reconnaitre.

En arrivant sur le site, vous n’avez absolument aucune chance d’accéder à la moindre fiche produit, et par conséquent ne vous imaginez pas pouvoir acheter quoique ce soit !

Etrange tout de même pour un site e-commerce. C’est quitte ou double : soit ça attise la curiosité ce qui permet d’augmenter le nombre d’inscriptions, soit au contraire ça rebute et vous perdez définitivement un client potentiel.

On vous propose, par contre, de découvrir le concept (logique !) : un site qui vous propose des produits à votre image, au prix unique de 39,90$. Jusque là tout va bien mes neurones de blonde se connectent sans trop de difficulté.

Je ne deviendrai un membre officiel de ShoeDazzle qu’une fois ma première commande passée. Soit. Suite à quoi mes informations de paiement seront enregistrées et chaque mois je serai automatiquement prélevée d’un montant de 39,90$. Hmm ça commence à sentir le roussi…

Cependant ces 39,90$ seront transformés en crédit à valoir sur l’achat d’un article à choisir dans mon showroom personnalisé. Je peux accumuler jusqu’à 5 mois de crédit sur mon compte, puis les prélèvements se stoppent jusqu’à ce que j’utilise tout ou parti de mon crédit. Ils sont sympas tout de même : si par hasard vous laissez votre compte de côté et n’êtes pas du genre à éplucher vos relevés bancaires, ils ne vous ponctionnent pas plus de 200$ … Au-delà, ils auraient probablement mauvaise conscience !

Une pointe de réassurance tout de même, pour nous éviter de partir en courant à la lecture de ces quelques lignes : vous avez  la possibilité de « sauter le mois ». Ce qui signifie que si rien ne vous intéresse dans leur sélection du mois, vous avez jusqu’au 5 de chaque mois pour « sauter le mois » et par conséquent ne pas être prélevé des 39,90$. Vous aurez bien entendu la possibilité de revenir sur votre décision et d’acheter des articles par la suite. Fashionistas peu scrupuleuses ou tête en l’air s’abstenir, vous risqueriez de louper le coche à tous les coups…

Bon concrètement,  c’est un moyen de pousser à la consommation en vous incitant « subtilement »  à acheter au moins 1 article par mois, sans vraiment s’en rendre compte. Attention cela dit à l’effet rebutant que peut avoir ce prélèvement mensuel dont le caractère « non engageant » ne saute pas aux yeux…

Notons que ShoeDazzle propose également des deals sur une sélection d’articles de mode tous les mardis et jeudis, toujours au prix unique de 39,90$. Cette information n’est pas mise en évidence  néanmoins. Une volonté probablement de ne pas brouiller l’offre principale, les deals constituant un petit + et non l’activité principale de ShoeDazzle. D’autant plus que leur approche de deals est différente des deals qui poussent comme des champignons et qui mettent en avant le prix. ShoeDazzle propose des types de produits différents (textile, fer à lisser…) mais toujours au prix unique de 39,90$. N’allons donc pas brouiller l’esprit du consommateur.

Côté réassurance vous trouverez la présentation des experts,  les témoignages clients via des vidéos « maison ». On vous met avant  la livraison gratuite pour toute commande et ils insistent vraiment sur le caractère « free » de cette démarche : vous ne payez rien avant votre première commande et vous n’êtes en aucun cas obligé d’acheter. Ce qui n’est pas faux dans l’absolu mais méfiance…ils jouent un peu sur les mots tout de même.

Côté produits, on ne vous donne qu’un petit aperçu de ce que vous pourrez trouver sur le site…un trop petit aperçu à mon goût.

Mais après tout on est là pour tester, so let’s go !

Le processus commence par un petit quizz d’une dizaine de questions :

-          16 questions ayant pour but de cerner votre style vestimentaire et vos goûts

-          Votre tranche d’âge

-          Votre pointure

-          Votre taille en matière de robe

Suite à votre petit questionnaire on vous annonce que votre showroom personnel est en cours de préparation par les experts et que vous n’y aurait accès que dans 24H.

Vous n’avez pas la possibilité d’accéder aux produits, mis à part une sélection d’articles que l’on croirait sortis d’un vieux placard…Vraiment pas top, c’est un peu décevant… J’attends de voir le showroom qu’ils me préparent.

Passées 24h, un email nous annonce que notre showroom est prêt. N’ayant apriori pas accès à tous les produits mais uniquement à une sélection adaptée à mes goûts, je ne peux affirmer que les produits qu’on me présente sont ceux qui sont supposer me plaire le plus. A vrai dire, la majorité des produits ne correspondent pas à ce que j’ai l’habitude d’acheter.

Cependant je pense que le facteur culturel peut rentrer en compte s’agissant d’un site américain, les goûts en matière de mode diffèrent.

Il m’est possible malgré tout d’affiner la pertinence des produits proposés en répondant à 4 questions complémentaires. Ainsi, une nouvelle sélection me sera proposée dans les 24h encore une fois.

Concept intéressant dans l’absolu : créer une vitrine adaptée à chacun de vos clients. Cependant je doute encore de la pertinence des propositions. Par ailleurs, j’ai le sentiment en parcourant le site que l’offre n’est pas si conséquente, c’est un peu frustrant d’autant plus qu’on pourrait s’imaginer (à plus forte raison dans mon cas, n’ayant pas vraiment trouvé chaussure à mon pied) qu’il y a peut-être la perle rare quelque part dans le back office mais qu’ils ne l’ont pas mis dans mon showroom et que je ne peux donc pas y avoir accès.

Le « sans engagement » un peu bancale n’encourage pas non plus et aurait tendance à rebuter les petits français que nous sommes.

Encore une fois, je pense qu’américains et européens n’ont pas le même rapport à la consommation. J’ai le sentiment qu’ils achètent plus simplement, la surconsommation et le surendettement semblent nettement plus rentrés dans les mœurs : « pourquoi se priver de la dernière génération de TV écran plat puisqu’on me propose de la payer à crédit, comme les 50 derniers achats que j’ai effectué cette anné ? ». Dans ce cas, qu’est-ce que 39,90$ prélevés par mois pour mon showroom personnalisé ?

Nous avons donc un rapport à la consommation différent et qui explique probablement en partie pourquoi le e-commerce aux USA est bien plus mature qu’en France.

Cependant comme toujours, nous marchons sur leurs traces, ce qui n’est pas toujours rassurant… Mais là n’est pas le sujet !

Alors que pensez-vous de ce concept ? ShoeDazzle ou ShoeDazzle pas ?

8 avril 2011

Chose promise, chose due : après la petite analyse de site, le retour final sur l’expérience d’achat.

Juste après ma commande, je reçois deux emails me rassurant sur son état d’avancement : un email annonçant l’acceptation de mon paiement puis une confirmation de commande. RAS.

8 jours après, la charmante MadamePop me soumet le « Bon à Tirer » de « l’œuvre sublimée » de ma fille. Séduite par le travail accompli, je confirme mon accord et une confirmation de la préparation de ma commande m’est envoyée le jour même.

le superbe tableau

Une semaine plus tard, le tableau m’est livré en parfaite condition, soit une semaine avant la date initialement prévue ;-)) ! Et cerise sur le gâteau, Madamepop sait prendre les parents comme moi par les sentiments : surfant sur le besoin d’extimité des individus d’aujourd’hui [si ce terme abscons intrigue certains, je vous encourage à lire le précédent post de notre blog pour en savoir plus sur ce concept sociologique ], Madamepop met à l’honneur chaque jour sur sa page facebook les œuvres des bambins qu’elle a magnifié. Et bon, même si je connais les ficelles, ben oui, quoi, ça flatte mon ego de jeune maman…

Côté rendu, le tableau correspond tout à fait à mes attentes si ce n’est que je n’avais pas imaginé que le logo de Madamepopandkids apparaitrait en bas à gauche du visuel. Cependant, je dois avouer que j’aurais dû m’y attendre car le BAT était on ne peut plus clair… Certes, il reste assez discret, néanmoins, je pense qu’il serait préférable, surtout pour une si petite surface, de positionner le logo sur la tranche ou à l’arrière du tableau… Quand vous commandez un tirage photo sur du papier Kodak, je ne pense pas que vous aimeriez voir le logo de la marque en bas de votre photo, non

Enfin, une dernière petite suggestion : l’emballage carton accueillant le tableau était surdimensionné par rapport au tableau commandé. En ces temps où l’on ne cesse de parler de développement durable et de respect de l’environnement, un petit effort serait le bienvenu.

l’emballage carton accueillant le tableau

Conclusion :
Madamepop, vous m’avez convaincue de passer ma deuxième commande : il ne me reste plus qu’à trouver l’œuvre à sublimer pour mon fils cette fois, mais cela ne saurait tarder !

15 mars 2011

Si, comme moi, vous manquez totalement de discernement lorsque vos bambins vous offrent leurs dessins avec fierté, vous serez conquis par ce site qui propose des produits à la fois funs, uniques et originaux.
Madamepopandkids.fr, c’est un petit site ingénieux créé par Karine Sabolovic, une directrice artistique et illustratrice qui a décidé de mettre à l’honneur les dessins de vos chères petites têtes blondes et d’en faire de véritables œuvres d’art. Un concept malin qui a su identifier un besoin ou plutôt une attente marché et y répondre de manière efficace et esthétique: quand on cherche à égayer les chambres de ses enfants, à moins de s’appeler Valérie Damidot, on galère un peu !

Plutôt que de solliciter des designers pas toujours inspirés, pourquoi ne pas utiliser les créations uniques et pour le moins originales de vos enfants afin d’égayer des couettes, des tableaux, des coussins, des rideaux ou encore des tapis ? Finies les couettes Ikea qu’on retrouve chez les copains ! En outre, Madame Pop a flairé le bon filon en surfant non seulement sur la personnalisation mais aussi en utilisant la corde sensible des parents complètement gagas devant les créations de leur progéniture. En e-commerce, la pertinence de l’offre est LE facteur clef de succès majeur. Madamepopandkids.fr l’a bien compris.

Au premier coup d’œil :

•    Un site e-commerce aux couleurs acidulées qui annonce clairement sa promesse : « Vos enfants ont du talent, madame pop le révèle. »
•    Un site qui prend le temps d’expliquer ses gammes, son offre, et de guider son client dans son parcours d’achat dans sa rubrique « comment ça marche ».
•    Un site qui montre en un clin d’œil comment MadamePop arrive à magnifier le dessin d’un enfant au moyen d’effets d’ombre portée et de couleurs psychédéliques.
La gamme proposée se décline en 3 catégories :

« les Petits Artistes » :  vous pouvez transformer un dessin d’enfant sur une feuille de brouillon en véritable œuvre d’art sur un support durable. Toile, PVC ou  bois, Madamepopandkids.com vous laisse le choix.

« les Petits Décorateurs » : des objets déco qui vous permettent d’égayer la chambre de vos chérubins grâce à des parures de lit, des coussins, des rideaux, des panneaux ou encore des tapis.

« Les Petits Auteurs » : les meilleures citations de vos enfants ne sont plus reléguées aux oubliettes puisque vous pouvez les immortaliser sur un coussin ou un tableau.

madamepopandkids.fr

madamepopandkids.fr

Côté référencement :

Peut mieux faire !
Comme les mots clef liés à la déco, aux dessins et aux enfants sont très disputés, il est difficile d’émerger… Aussi, sur des requêtes telles que « tableau à partir d’un dessin d’enfant » ou encore « couette personnalisée avec un dessin d’enfant», le site n’apparait pas du tout dans les premières pages de résultat.  Si Madamepopandkids est très clair et lumineux, il mériterait davantage de contenu, de textes riches en mots clef afin d’être plus visible au sein des moteurs de recherche.  Les titres des pages devraient contenir plus de mots clefs pertinents afin de faciliter là encore son référencement.
Par ailleurs, il existe de nombreuses erreurs au niveau du code source qui ne facilitent pas le travail des spiders.

Social Media :

Madamepopandkids.com a mis l’accent sur les réseaux sociaux de manière très visible. On peut « liker » sur toutes les pages et suivre l’actualité de ce site sur twitter. Il est d’ailleurs très actif sur ces réseaux et anime ses comptes quasiment quotidiennement.
Pour mettre davantage l’accent sur les réseaux sociaux  et permettre de nourrir son site plus régulièrement en contenu, il serait judicieux de permettre aux internautes de faire des commentaires à même le site. A défaut, pourquoi ne pas ajouter des verbatims de parents fans ou des avis consommateurs en signe de réassurance.

Méthode de paiement :

Hum, ce n’est pas très clair : lorsque je clique sur le footer de la page d’accueil j’arrive sur une page m’indiquant que Paypal est le seul moyen de paiement… Pas très flexible tout ça… En revanche, sur la page « comment ça marche », il est clairement stipulé que je peux acheter avec CB ou chèque. Une seule façon d’en avoir le cœur net : je me lance !

Est-ce que ça marche ?

Voici le sujet : elle est pas belle la vache de ma fille ? Meuh oui, c’est bel et bien une vache…

vache

La championne du salon de l'agriculture

Je choisis un cadre avec toile, sa taille 20x20cm au sein d’un large choix et commence mon achat. J’arrive sur la page personnalisation : là, j’ai le choix de l’uploader sur le site ou d’envoyer mon fichier par mail ou encore d’envoyer le dessin par courrier.  J’opte pour la 1ère option mais, première petite déconvenue, Madamepopandkids ne prend pas le format pdf… Dommage, c’est le format que j’ai en stock… Tant pis, je refais un scan… L’upload se fait très rapidement, c’est fluide, c’est top ! Je choisis ensuite la couleur de fond, puis ajoute un texte de description.

Je continue le processus d’achat et arrive dans le panier, et là, je découvre pour la 1ère fois le montant des frais de port : gloups, 12€ tout de même… Je pense alors à la joie de ma fille et oublie les 12 €…

On me propose ensuite de choisir le mode de livraison, mais au final il n’y a qu’une seule option possible… Un futur développement ? Je recommanderais de mettre sur la même page les détails de la livraison, de facturation et le mode de livraison afin d’aller plus vite.

Puis arrive la page de paiement avec une bonne surprise, non seulement le site propose paypal, chèque et cartes bancaires mais aussi le virement. Dommage de ne pas l’annoncer plus tôt !

Résumé popandkids

Ah oui 12€ quand même

Conclusions :

Les +++
•    Un site au design coloré et efficace, fidèle à sa promesse
•    Une idée de cadeau ou de déco très originale qui permet de mettre en valeur les œuvres des enfants et de les préserver plus longtemps
•    Un processus d’achat simple, sans surprise
•    Un modèle déclinable « à l’infini » : luminaires, peignoirs, draps de bain, trousse, cahier… mais c’est sûrement déjà dans les tuyaux !

Les petits bémols
•    Un manque de cohérence dans la communication sur les modalités de paiement
•    Trop de discrétion sur les délais de livraison
•    Un référencement qui laisse à désirer
•    Une tarification assez élevée : la parure de couette 1 personne notamment commercialisé à 199€ me laisse songeuse comparée à un modèle enfant IKEA vendu pour la modique somme de… 16,95€  … Est-ce que le bénéfice consommateur perçu justifiera l’écart de prix  par rapport à une décoration plus classique ?

Mon verdict :

Suspense… Rendez-vous dans 3 semaines à la réception de mon colis, si tout se passe comme prévu ! Mais même si le prix me laisse songeuse, je pense revenir ne serait-ce pour faire plaisir à mon petit deuxième avec un tableau !

Affaire à suivre !

9 février 2011

En ce milieu de semaine rien de mieux qu’un petit test de site marchand afin d’égayer votre petit déjeuner. Avec My muesli.com vous allez aimer vous lever tôt.

mymusli home

la home colorée

Première impression :
La home page colorée sur un fond blanc façon Innocent donne un coté friendly et  l’envie d’en savoir plus. Une promesse alléchante : Mélangez vos mueslis favoris, c’est bio et directement livré à domicile ce qui laisse supposer un positionnement premium.

Se pose alors la question du modèle de Mymuesli.com : Existe-t-il vraiment  un marché pour ce type de produits?


Pour en savoir plus, Je me jette à l’eau…

L’interface est simple et ludique : tout d’abord je choisis mon muesli, puis je navigue à travers près de 50 références réparties en trois catégories : fruits, noix et graines ou encore extra pour les fruits secs et les copeaux de chocolat. J’ajoute des  fraises, de l’ananas, des copeaux de noix de coco et quelques morceaux de pommes… Ma composition s’allonge et mes papilles se réveillent…  A 0.60€ pièces le coup de cœur cela parait raisonnable mais au bout de 8 petits clics mes 575 grammes de muesli me reviennent à 8.5€.

Interface de composition

Interface de composition

A ce prix qui sont les clients ? Qui est prêt à payer trois fois plus cher son petit déjeuner ?
Quel est la durabilité de ce concept? Est-ce un simple effet de mode, un  achat cadeau /coup de cœur ou existe-t-il des clients prêts à commander pour leurs besoins quotidiens?

Mymuesli.com contourne la problématique en proposant avant tout une vraie expérience d’achat-plaisir, en plus de la customisation produit il y a possibilité de personnaliser le nom de la création. C’est ludique et sympa, mais pourquoi ne pas proposer la customisation totale du packaging? L’effet surprise serait alors renforcé.

Customisation du nom

Customisation du nom

A l’étape paiement l’inévitable choc de la livraison, à 7€ fait vraiment mal. Mais à ce stade que faire?? Après avoir passé 10 minutes sur le site à créer le «Malinea Mix» j’ai presque envie d’abandonner ma composition. Mais je souhaite vraiment la déguster.  Je décide alors de valider ma commande.

Finalement  je m’apprête à payer l’achat de mes 575gr de muesli  «Malinea Mix» pour un montant de 15.50€ mais je découvre alors que la livraison est indisponible en France. Déçu et toujours affamé je décide finalement de courir chez Monoprix pour acheter mes Kellogs country side à 4.50€ les 750gr.

Bilan :
Un concept sympa,  un parcours de commande ludique et coloré. Une tentative de personnalisation qui manque un peu de profondeur. Un positionnement bio-retour-aux-choses-simples-de-la-vie à un prix premium.

Le problème c’est que l’on parle ici d’achat impulsif-one shot pour ce qui devrait normalement être un produit de repeat. Cela pourrait cependant faire une idée cadeau originale type my m&m’s ; dommage de ne pas pousser cette option un peu plus.

16 août 2010

Personnaliser à tout prix ?

Par plusieurs exemples on verra que les sites ne sont pas à court d’idée en matière de personnalisation. Mais si dans certains cas, les choix s’avèrent payants, ils le sont moins pour certains e-marchands…

Il existe deux types de sites e-commerce qui propose à leur client de personnaliser leur achat :

-          Ceux dont l’offre est entièrement dédiée à la personnalisation

On trouve par exemple http://designbyme.lego.com/ ou http://www.cafepress.co.uk un site Anglais. Ces deux sites, en plus de laisser les internautes créer leurs propres produits, leur offrent la possibilité de le revendre après.

Le principe est simple : je me crée une t-shirt « j’aime le web 2.0 », une fois fait le prototype est affiché sur le site et il sera possible à toute la communauté web 2.0 de l’acquérir. Moi, je récupère une commission sur les ventes (une sorte de Cashback en somme ;))

Pour Lego, le principe est le même. L’entreprise a vu juste : les designers de constructions sont donc les internautes motivés par la possibilité de récupérer leur part de gâteau si leur création a plu.

On a récemment testé le cas de Threadless, où les internautes peuvent créer des prototypes. Les meilleurs sont sélectionnés et les designers se voient récompenser d’une somme d’argent proportionnelle aux ventes.

Lego Build By me

-          Ceux qui proposent de personnaliser des produits parmi d’autres produits standards.

FlowerBox propose aux internautes de créer leur propre décoration murale.

FlowerBox

Composez vous-même !

Sur ce site, l’internaute est complètement pris en charge et n’est pas noyé dans des dizaines de choix à faire, il y’en a 4 et c’est déjà suffisant pour créer une pièce unique ! Les étapes se déroulent l’une après l’autre (problème de numérotation sur le site ?) D’abord on choisi le modèle, ensuite, on choisi la couleur, puis les plantes que l’on glisse sur l’emplacement et enfin le cadre. (Dommage que la case « ajouter au panier » soit dur à trouver…) Le site propose aussi des conseils d’entretiens pour ma création. Une fois fini, je peux enregistrer l’image pour la partager.

Vous avez surement entendu parler de My m&ms qui vous permet de personnaliser vos m&ms. Le concept est plus amusant que pratique. Le choix est très restreint puisqu’on ne peut écrire que 8 caractères sur chacune des deux lignes. Autant oublier tout de suite le simple « joyeux anniversaire » ! Autre soucis je me retrouve dans l’impossibilité  de commander mes deux paquets de 40 grammes, le minimum commence à 4 paquets, soit un montant minimum de 30e euros. Pour un site entièrement dédié à la personnification et donc à l’autonomie du cyberacheteur au final je n’ai pas tant de liberté

Je suis obligée d’acheter 15 paquets

Les astuces pour conquérir le cyberacheteur.

Finalement, le cyberacheteur est inventif mais pas téméraire ! Il y’a quelques préceptes rudimentaires à suivre pour lui donner envie de tenter l’aventure:

1)       L’outil de personnalisation doit être visible dès l’arrivée sur le site.

2)      Le principe et les différentes possibilités de customisation doivent être clairement définis dans l’option.

3)      Le cyberacheteur doit être guidé du début à la fin pour ne pas se perdre en chemin.

4)      Une fois l’opération accomplie, le cyberacheteur doit pouvoir partager son expérience.

Pour que pour le cyberacheteur aille jusqu’au bout du processus de customisation et ensuite d’achat, il faut donc qu’il soit accompagné, bien plus que lors d’un achat normal, ceci pour la bonne raison que si il rencontre la moindre difficulté ou si il a trop de choix à faire, il préfèrera alors un produit standardisé qui lui demandera moins d’effort.

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