25 février 2010

Salut à tous,

Le rapport à la musique a changé depuis quelques années, l’ennui c’est qu’il n’en finit pas de changer et qu’il est bien difficile de lire l’avenir.
Deezer, spotify, Wormee, Jiwa et bien d’autres permettent d’écouter directement ses morceaux préférés sur internet. Des modèles gratuits et payants sont disponibles mais visiblement aucun ne semble vraiment imposer une révolution durable et profitable pour toutes les parties.

L’industrie du disque s’est toujours plainte du téléchargement illégal de fichiers musicaux. Avec les nouveaux sites de streaming, les morceaux sont écoutés légalement, mais la rémunération de l’industrie est différente et apparemment insuffisante.

Edgar Bronfman, le PDG de Warner Music qui s’est exprimé durant le mois de Janvier, à tiré la sonnette d’alarme en publiant les résultats du groupe : il a estimé à 17 millions de dollars les pertes liées aux sites de streaming.

Il prétend que ce sont des services que la Major ne considère pas « bénéfiques » pour l’industrie.

Offrir toute la musique gratuitement en espérant pouvoir vendre des abonnements payants n’est pas le genre d’initiatives que nous souhaitons soutenir, tout simplement parce que cela ne fonctionne pas.

Pour appuyer ses propos il est vrai  qu’un acteur comme Deezer est en difficulté. Deezer ne compterait que 10 000 abonnements premium, sur 6 millions d’inscrits.

Côté consommateur, les mélomanes éprouvent de moins en moins le besoin de « posséder » leur musique (enfermée dans un ipod, sur un disque dur, gravée sur un cd, enregistrée sur un minidisc ou rangée dans un meuble à vinyls…) et semblent au contraire s’engouffrer dans la tendance communautaire :

Le streaming c’est pratique parce que c’est l’assurance de disposer d’une bibliothèque universelle, de retrouver et partager ses playlists n’importe où ; enfin là où il y a une connexion, c’est-à-dire quasiment n’importe où.

Toutefois le téléchargement payant de mp3 reste bien d’actualité ; selon le rapport de la Fédération internationale de l’industrie phonographique, les ventes légales de musiques auraient augmenté de 12% et représenteraient désormais 27% des ventes globales ; merci Itunes. Les américains sont d’ailleurs les mieux convertis à la musique numérique, les ventes y représentent 40% de leur marché domestique, et l’Europe loin derrière avec que 15%.

Le constat est simple : la relative augmentation des ventes de musique numérique et l’émergence du straming payant ne compensent pas encore les fortes baisses des ventes physiques de musique.

Les majors n’ont décidément pas encore accompli le virage salutaire dans le mix offre-distribution.

Sans parler des mesures répressives de type Hadopi, quel devrait être à votre avis le modèle le mieux adapté aux nouvelles habitudes de consommation et à la bonne santé de la production musicale ? Où est le virage salutaire ?

A vos claviers !

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