23 octobre 2012

Bonjour Carole !

Tout d’abord merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à mes questions !

Parlez-nous de vous et de votre travail en quelques mots

Bonjour, je m’appelle Carole. J’ai 27 ans et je suis photographe indépendante.
La photographie a tout d’abord été une passion avant de devenir mon métier. Suite à des études de gestion, j’ai travaillé plus de 4 ans comme chef de projets web. En parallèle, j’ai découvert le monde de la photographie et je suis devenue accroc à ce qui n’était au départ qu’un hobby et j’ai finalement décidé de tenter l’aventure en montant ma structure.
Aujourd’hui, je suis donc photographe indépendante spécialisée en mariages et en portraits dit « lifestyle », c’est-à-dire en portraits de gens dans leur vie de tous les jours, seuls ou en famille, en train de rire, de jouer, bref, de vivre ! Cela est différent des portraits « posés », là, ce sont en quelque sorte des moments pris sur le vif, mis en scène naturellement (ou le plus naturellement possible… car ce n’est pas un exercice si facile pour le modèle de nous oublier, mon objectif et moi !).
La photographie évolue, et je veux faire partie de cette génération de photographes qui ont dépoussiéré et modernisé la photo de mariage et de portrait en recherchant avant tout à faire ressentir les émotions et à capturer le souvenir d’un moment important comme une union, un baptême ou une naissance, ou simplement d’un moment agréable lors d’une balade en ville, dans un parc, ou chez-soi.

Comment avez-vous eu l’idée de ce projet ?

Ce projet est tout simplement né de ma passion pour la photographie ! J’ai d’abord commencé par les photos de vacances et de famille, puis je me suis très vite mise à la photo de rue. Ce que j’aime avant tout c’est capturer des scènes de vie, des enfants qui rient ou qui boudent, des touristes émerveillés ou perdus dans les rues de Paris, des amoureux qui oublient tout autour d’eux, ou toute autre scène a priori banale ou alors insolite qui attire mon attention. Mais c’est seulement après avoir immortalisé des mariages d’amis, et organisé des séances de portrait avec d’autres que j’ai vraiment eu envie d’en faire mon métier. J’ai longuement hésité avant de me lancer, j’étais noyée sous les doutes et les « et si… », mais grâce à mes proches qui m’ont vivement soutenue, encouragée et rassurée, j’ai pris ce virage à 180°! Et c’est donc naturellement que je me suis orientée vers la photographie de mariage et de portrait, pour continuer à capturer des émotions et aller à la rencontre des gens.

Qui sont vos clients ?

Parce que c’est le début, il est très difficile de se faire un nom et donc de faire venir les clients vers soi. Je fais donc fonctionner au mieux le bouche à oreille, et pour l’instant mes clients sont des proches, des connaissances ou des amis d’amis. J’espère pouvoir bientôt toucher tout ceux qui aimeront mon style et désireront partager un peu de leur intimité avec moi.

Comment êtes-vous organisée? Gérez-vous tout en interne ou faites-vous appel à des prestataires extérieurs?

En tant qu’auto-entrepreneuse, je travaille seule et je dois donc être sur tous les fronts, aussi bien pour ce qui concerne la partie comptabilité/finance (et là je dis merci aux études de gestion que j’ai suivies pendant 5 ans!), que pour la création de supports de communication. Concernant le développement des photos et l’impression des albums, je fais appel à des prestataires qui possèdent non seulement le matériel nécessaire mais surtout le savoir-faire. C’est un domaine, où même en tant que photographe débutant, on ne peut lésiner sur la qualité. Le développement et l’édition photographique est un métier à part entière, il est donc primordial pour moi de m’entourer de professionnels qui sauront matérialiser au mieux mon travail.

Présentez-nous votre site Carole J. Photographie en quelques mots

Mon site c’est mon portfolio, c’est ma carte de visite, le lieu de rendez-vous de mes rencontres qui souhaitent partager leur séance, et ceux qui veulent découvrir mon univers et ma vision de la photographie. Pour moi, c’est un outil indispensable, surtout dans le monde de l’image. Présenter un travail en perpétuelle évolution et créer des contacts, c’est aussi ça le travail d’un photographe à l’ère d’internet. De plus, en tant qu’ancienne chef de projets web, il était inconcevable de ne pas avoir mon propre site internet! (rires)

Quels logiciels ou plateformes utilisez-vous pour la gestion de votre site ?

Pour la création de mon site j’ai choisi WIX, c’est une plateforme qui propose des templates en HTML 5 ou en flash, prêts à l’emploi ou à personnaliser à l’infini (ou presque)! Pour commencer, je voulais avant tout un site simple à gérer me permettant de créer autant de galeries photos que nécessaire, tout cela à moindre coût. L’offre WIX, comprenant l’hébergement, me paraissait alors la mieux adaptée à mes besoins et à mes attentes en matière de design/personnalisation. Il existe en plus une version gratuite qui permet alors de tester l’outil avant de s’engager dans une offre payante, ce qui est rarement le cas des plateformes spécialement conçues pour les photographes.

Avez-vous rencontré des difficultés ? Quelle est selon vous l’étape que vous identifieriez comme étant la plus délicate dans la création d’un site web ?

Je partais déjà avec de bonnes bases web aussi bien en html, qu’en référencement ou ergonomie. J’avais l’habitude de manipuler des outils de ce genre, donc aborder cette partie a été relativement facile. En revanche, mes besoins et mes envies concernant le site évoluent constamment et la plateforme choisie ne permet pas forcément de répondre à ces nouvelles évolutions, même si de nouvelles fonctions sont régulièrement ajoutées à l’outil. La partie la plus délicate selon moi, en particulier quand on passe par une plateforme, est la toute 1ère étape de création, il faut pouvoir répondre au mieux aux questions suivantes : « pourquoi ai-je besoin d’un site internet? », « quelle utilité je souhaite lui donner? », « de quels types de contenu et d’outils ai-je besoin? »… Bref, toutes ces questions qui permettront de poser l’architecture du site, le contenu des pages, et ainsi de choisir les outils de création les mieux adaptés.

Quelles sont justement les évolutions que vous voudriez apporter à votre site ?

J’aimerai bien intégrer un module e-commerce avec accès réservé, pour que les gens puissent commander des tirages de leur séance ou évènement. La plateforme que j’utilise propose un module marchand mais je n’ai pas encore eu l’occasion de l’essayer. C’est un point suffisamment délicat pour vraiment prendre le temps de la réflexion, et trouver les bons partenaires. J’imagine aussi la vente de bons cadeaux à offrir, et pourquoi pas la possibilité de facturer les séances en ligne, avec versement d’acompte pour les mariages. De nos jours c’est important de pouvoir offrir ce genre de services virtuels, mais il ne faut pas que ça occulte le relationnel qui est encore plus essentiel dans cette profession! Autrement j’aimerais bien ajouter une partie blog pour favoriser davantage les échanges !

Comment intégrez-vous les réseaux sociaux dans votre stratégie, quels rôles jouent-ils ?

Aujourd’hui, les réseaux sociaux tiennent une place très importante ! Je suis présente sur les réseaux spécialisés tel que 500px ou Flikr, mais j’ai également créé une page Facebook dont le nom est Carole J. Photographie. Avoir une page Facebook était pour moi une évidence. Elle me permet aujourd’hui de me faire connaître plus rapidement et de toucher plus de gens qu’avec mon site internet, en partageant mon travail et en instaurant une relation avec les visiteurs de la page. Je peux ainsi rester en contact avec les personnes rencontrées lors des séances photos et entrer en contact avec leurs amis. En suivant mes publications, les gens peuvent me laisser leurs impressions, leurs compliments, leurs encouragements mais aussi leurs critiques et leurs attentes. Cela est très important pour moi car c’est en étant à leur écoute que je pourrai améliorer mon travail et leur proposer des prestations plus proches de leurs besoins.
Les réseaux sociaux sont aussi une grande source d’inspiration qui nous poussent sans cesse à nous renouveler et cela permet de garder un œil sur ce qui se fait, sur les dernières tendances.

Quel est votre héros préféré ?

Dans le domaine de la photographie, je pense à Julie de Waroquier qui est pour moi une extraterrestre aux doigts de fée descendue d’une planète magique ! Ses photographies sont juste incroyables et elle arrive à faire entrer n’importe qui dans son univers onirique. Chacune de ses photos est une invitation à l’évasion et à la méditation. Et quand on sait qu’elle n’a que 23 ans à peine, qu’elle a commencé la photo en 2008 et qu’elle suit actuellement en parallèle des études de philosophie, on ne peut que s’incliner devant son formidable travail et son immense talent ! C’est une photographe à découvrir d’urgence si vous ne la connaissez pas encore !
Autrement, étant fan de Comics, j’ai toujours eu un faible pour Wolverine… ne me demandez pas pourquoi ! (rires)

5 octobre 2012

ColiPoste et Digital Commerce Factory (ex Malinea) s’associent pour une nouvelle édition des Ateliers de la Transformation le 11 octobre prochain.

Au programme : Marketing de l’émotion, boom du e-commerce par abonnement, émergence de concepts innovants de vente en ligne pour ré-enchanter le consommateur… la différenciation par l’expérience d’achat est une réalité que nous décrypterons avec nos invités (parmi eux Le slip Français, The Tops, Usine à Design, Dessine-moi un soulier, le petit ballon et bien d’autres)

Inscription gratuite pour l’atelier : cliquez ici

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24 avril 2012

« Ma chérie, tu devras t’entendre avec ton mari à la verticale et à l’horizontale » m’avait lancé ma mère le jour de mon mariage. Voilà que ce matin, dix ans plus tard – et ne me demandez pas comment, je m’entends prononcer ce précepte (attesté) devant Michel de Guilhermier, alors que nous sommes en train de nous opposer sur un sujet qui me tient à cœur : l’émotion et l’e-commerce.

Le constat est partagé : avec plus de 100 000 sites e-commerce en France, des centaines de concurrents sérieux juste one click away, la différenciation est impérieuse si on veut vendre en ligne. Pour une marque, contrainte par son réseau physique, le prix n’est pas une option : impossible d’en faire un levier régulier pour générer des ventes sur son site. La différenciation passe nécessairement par d’autres moyens : l’offre, le service, le contenu, l’intimité client…
On est d’accord. Mais c’est là que l’on se met à chicoter avec Michel : à offres comparables, je crois que c’est par tout ce qui ne relève pas du rationnel, du cérébral qu’un site de vente fera durablement la différence. Et c’est encore plus vrai que l’on est à distance. Je crois fermement en la différenciation par l’affectif ; pas la tête, le cœur.

Foutaises ! s’écrit Michel en commandant un café. L’affectif, quelle blague. Je ne demande pas à un site de m’aimer. Juste d’être au bon rapport qualité prix, de m’aider à trouver, bien choisir, m’encaisser sans histoire, me livrer vite et être réactif si j’ai besoin de le contacter. Bref, la voiture à quatre roues.

Moi je ne conduis pas, mais suis infiniment sensible sur Internet à la qualité d’accueil, la disponibilité, la considération, la gentillesse qu’un site témoigne à ses visiteurs. Les sites attentionnés sont rares : quels marchands vous donnent le sentiment que vous êtes le bienvenu, vous montrent qu’ils sont heureux de vous revoir et de vous servir, ont le petit geste ou le petit mot en plus qui fait une grande différence ?

Je pense spontanément à Jimmy Fairly et ses petits carambars, Leetchi bien sûr ;) et son ton so friendly, Le Petit Ballon, MyLittleBox… OK, ce n’est pas encore le Chateauform de l’e-commerce mais je constate que ces jeunes sites sont tous particulièrement attentifs à la relation. Au-delà de leur offre, ils ont compris que c’est cette proximité qui créé la préférence. Les grands gagneraient à aller plus souvent tester les petits : parce qu’on a le réflexe de faire de la veille dans son seul secteur, sur ses concurrents directs, la consanguinité est parfois saisissante …

Mimétisme ?

Pour améliorer sa relation client, un exercice intéressant consiste à refaire son parcours client en s’arrêtant à chaque étape sur :
- ce qu’attend le client
- ce qu’il ressent
- ce qui pourrait gâcher son expérience

Ce n’est pas simple. Les chantiers qui en découlent sont multiples. Mais si j’en crois Zappos, les bénéfices sont considérables : l’impact se mesure à la fois par la hausse du NPS (enjeu client) et par celle du repeat, qui devient possible sans être dans le registre de la promo (enjeu business).

Michel attaque un autre expresso et ne dit rien. Je poursuis : au-delà de la relation, si on parle de marques, c’est incontestablement l’émotion la notion clé. Sur le site d’une marque, je m’attends à bien voir ses produits – tous ses produits, sous toutes leurs coutures, de loin, de près, portés, à plat, les toucher avec les yeux, avoir le sentiment de caresser les matières… Je rêve d’être transportée dans son univers, me glisser dans ses coulisses, pénétrer ses petits secrets…Et au final, que la vente se fasse en ligne ou magasin : peu importe ! Le site e-commerce est réussi si la rencontre qui s’y passe parvient à créer ou accroître le désir, l’envie pour une marque ou un produit.

Hein, quoi, le désir ? s’emporte Michel. Mais le sensoriel sur Internet : c’est de la m*** en barre ! Ils mettent quoi dans le café ici ? Toucher les sens, ce n’est pas la vocation d’Internet ! Avec une marque distribuée en cross-canal (c’est là que l’on reboucle avec ma polissonne de mère), un consommateur s’entend à la verticale et à l’horizontale, avec pour chaque canal des attentes très différentes : en magasin, dans la vraie vie – l’horizontal, la relation est pleinement dans le sensoriel, c’est là que doit se créer le rêve, le désir. En ligne, à distance, derrière un écran en revanche, c’est le vertical : la marque doit juste être présente, accessible, disponible mais on est dans le pratique.

Excellence opérationnelle et pratique ou relation et service ? La vérité doit évidemment être quelque part au milieu entre Michel et moi.

Reste que l’émotion n’est pas bien travaillée.

Souvent, l’acte 1 du désir, à raison de beaux visuels full screen, parfois de video, se joue sur la home page. Derrière, on dégrise vite : dès les pages catégories, adieu scénarisation, sensoriel… la magie est rompue. Les photos qui devraient fonctionner comme de puissants générateurs d’émotion se retrouvent réduits à de bêtes catalogues numériques. Les textes sont descriptifs, factuel et plats. Le rituel de vente, la « e-selling ceremony » du magasin a disparu. Bref, il fait bien froid et on se sent bien seul passée la page d’accueil.

Conjuguer émotion et efficacité, branding experience et shopping experience : c’est tout l’enjeu des marques sur le digital. Et la clé qui me semble aujourd’hui réconcilier ces deux mondes, c’est la relation client en cross-canal, qui seule garantit une approche cohérente du client, à la verticale …et à l’horizontale.

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16 avril 2012

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  • En exclusivité, un aperçu de Skerou : extraire les données des tickets de caisse. Un peu de « commerce connecté » avec cette startup qui se propose d’extraire les données de vos tickets de caisse en les photographiant avec votre téléphone portable. Je vous laisse imaginer la valeur que peuvent revêtir des informations sur vos habitudes de consommation dans l’ensemble des magasins que vous fréquentez. Créé il y a un an, Skerou devrait ouvrir son service dans le courant du mois de mai.
  • Facebook et le e-commerce – Episode 1, les bases. Cet article, très demandé par nos lecteurs, s’adresse à tous les e-marchands qui souhaitent procéder à une intégration propre et basique de Facebook.  Aussi curieux que cela puisse paraître, même certains grands noms du e-commerce n’ont toujours pas correctement installé la « grammaire » de Facebook, le fameux « Open Graph ». Et pourtant, c’est extrêmement simple.
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Les campagnes de retargeting publicitaires affichent des performances très alléchantes, on le sait. Mais leur omniprésence conduit parfois à des situations assez cocasses comme ces deux bannières Criteo vues ce matin sur un site d’information et mettant en avant  deux sites concurrents dans la même page.

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23 mars 2012

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  • Atosho : remplacer les bannières publicitaires par des mini-boutiques. Cette startup danoise est à mi-chemin entre une régie publicitaire et une plateforme e-commerce. Elle propose aux internautes d’acheter directement à partir d’une publicité, sans sortir du site qui la contient. Lancé il y a un an, Atosho (qui signifie « Atomised Shopping ») étend désormais son activité à l’Italie, la Norvège, la Grande-Bretagne et  l’hexagone.
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  • Shopping-Mail : des publicités dans les mails transactionnels . Voici une idée géniale dont on peut s’étonner que personne n’y ait pensé plus tôt. Cette startup propose en effet de profiter des e-mails transactionnels envoyés par les e-marchands pour y faire de la pub. Ces mails regroupent aussi bien les confirmations de commande que celles d’expédition … et ont donc un taux d’ouverture très élevé par rapport aux courriers purement publicitaires.

Nous avons également publié les « pitchs » des startups ayant participé à nos premières « Rencontres du Lab e-commerce » :

A bientôt sur le Lab !

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