Tendances : l’internaute français aime consommer… mais aime surtout le gratuit 19 mars 2010 Stéphane

Ce n’est pas une nouvelle mais elle est quand même bonne ; les Français sont de plus en plus gourmands d’informations, de loisirs, de contacts de toutes sortes. Ils témoignent à l’égard d’Internet une sorte de boulimie qui, dans tous les domaines, se traduit par l’augmentation significative de la consommation.
On enregistre par exemple, en janvier 2010, près de 15,3 millions de podcasts radio téléchargés. Dans ce domaine, c’est le divertissement qui l’emporte (41%) suivi par la culture (27%) et l’information (16%).

Les sites d’actualité sont de plus en plus fréquentés et connaissent entre 9 et 10 heures du matin un pic d’audience avec plus de 721 000 visiteurs uniques. Et plus de la moitié (51,5%) de ce temps voué à l’actualité concerne les sites de presse. Mais c’est la recherche sémantique – déclenchée par un mot ou une expression – qui continue à dominer le marché : on compte en décembre 2009 30,6 millions de chercheurs, 2,7 milliards de recherches, soit 8 recherches par chercheur.

Au final sur les 17 pays audités, les français restent les plus actifs sur le Web. Qu’il s’agisse, d’achats, d’échange d’e-mail, les finances, l’administration en ligne, les Français sont toujours au dessus de la moyenne mondiale, avec plus de 3h de surf par jour. Cette étude a été conduite par GfK fin 2009, auprès de 16.800 répondants âgés de 15 ans et plus, dans 17 pays.

Mais selon le cabinet anglais Gfk, sur  17 pays audités, les français sont, malgré tout, ceux qui sont les plus réticents à vouloir payer des contenus d’information en ligne.

S’ils sont 75% à utiliser quotidiennement ces outils, 89% d’entre eux estiment que les contenus du web devraient être accessibles gratuitement.

« La France est le pays qui souffre le plus de la gratuité sur internet. Là où d’autres pays, USA et Europe du Nord en tête, ont su expliquer à leurs opinions publiques que Internet était un nouvel accès à l’information et aux contenus, mais pas un nouvel écosystème, la France n’a pas su faire passer le message à ses internautes. Devant les échecs des offres payantes, les éditeurs ont massivement basculé sur des modèles gratuits qui restent gravés dans l’inconscient collectif Français : Internet, c’est gratuit ! », explique Alexis Helcmanocki, Directeur du pôle télécom, IT & Consumer Electronics chez GfK.

Pour autant le e-commerce a le vent en poupe :

En janvier 2010, 3 sites e-commerce de mode ressortent dans les 10 plus fortes progressions de mots-clés. En tête « laredoute.fr » : les internautes ont été 6 fois plus nombreux qu’en décembre à taper ce mot-clé, soit au total 311 000 chercheurs. « Spartoo » au 3ème rang des progressions et « cyrillus » en 5ème position ont été recherchés par 3 fois plus d’internautes que le mois précédent.
En cette période d’après-fêtes, les internautes ont également cherché des sites pour envoyer leurs vœux (+158% d’internautes ont tapé « vœux 2010 »), pour faire un régime (+182% pour « weight watchers ») ou pour prévoir leurs prochaines vacances (+185% pour « pierre et vacances »). (Sources Médiamétrie).

Le e-commerce français continue donc sur sa lancée, et les chiffres de ce premier trimestre le montrent. Ce premier bilan est plutôt positif et si l’on s’en tient au secteur de l’habillement le retour des beaux jours va nous faire remiser au placard les pulls, doudounes, chaussettes de ski et autres écharpes en cashmere, laissant la place aux nouvelle collections pour entamer sereinement le 2e trimestre.

Bon weekend !

A la découverte d’Alice Délice 18 mars 2010 Clemence

Salut à tous!

Aujourd’hui, je me suis rendue sur le site d’Alice Délice. C’est un site qui propose des ustensiles de cuisine, des condiments, des livres de cuisine… tout un monde de cuisine ! Saupoudré de conseils, de démonstrations en vidéo, d’idées cadeaux et de partage de recettes !

Le site se sépare en deux grandes catégories : un espace boutique et un espace complice. Ce mois ci, sur la home page, le thème est « Gourmandises & Co » et quand on voit les jolis cupcakes… Humm on en mangerait tout de suite !

J’arrive donc sur la page pour découvrir les fameuses gourmandises et je suis accueillie avec un message très très appétissant : « Des biscuits décorés ? Une pause chocolatée ? Envie de sucré ? Laissez-vous aller au délice, d’un péché aux notes de gourmandise ! Alice Délice a pensé à tous les gourmands, petits et grands. Du goût, des odeurs, des papilles en éveil… Croquez la cuisine ! »

Le site propose tout de suite de passer à l’achat des moules à gâteaux, des ustensiles, et de décorations comestibles… Mais quand on ne connaît pas la recette des merveilleux cupcakes et autres gourmandises, on peut se rendre dans la rubrique Livres de cuisine. Étant donné que j’adore ces petites gourmandises, je dispose déjà d’un livre de recette, je passe donc directement par les produits proposés.

Un stylo à décorer ? Original pour un site de cuisine ?! Sur Alice Délice, il y a de nombreux articles originaux et pratiques ! La fiche produit se présente de façon claire, avec une description produit, quelques astuces et surtout un onglet « Côté technique » avec un résumé du mode d’emploi du produit. Et comme dans un menu, il y a des « Suggestions d’accompagnement ».

Fiche produit Alice Délice

Je rentre dans le tunnel de commande et la surprise ! Je m’inscris pour la première fois et Alice Délice me propose directement des adresses de relais-colis près de chez moi avec les horaires d’ouverture ! Par ailleurs, il me propose aussi d’aller chercher mon colis directement au magasin, mais à Lille, à l’occasion pour un week-end…

Fil d'ariane Alice Délice

Autre chose qui m’a fait sourire, c’est le fil d’ariane, au niveau graphique, il est représenté comme une recette !

Bien évidemment, c’est un site sans prétention qui n’est pas exempt de nombreux petits défauts mais ce que l’on retiendra de cette première visite c’est le fait que la charte graphique et les pictos soient en cohérence avec l’univers de la cuisine. Ce sont des petits riens qui font tout car en termes d’expérience de consommation je suis pour le coup vraiment happée par l’univers et en sortant je n’ai qu’une envie c’est de manger.

Un site e-commerce se doit de séduire, guider, aider, conseiller, fidéliser, choyer ses clients. Je dirais qu’il est également important de « l’ambiancer ».

Petit défaut à signaler quand même : déçue de ne pas avoir trouvé, dans l’espace complice, des recettes en accord avec le thème du mois c’est-à-dire les gourmandises.

Et vous c’était quoi votre dernier site « sympa » ?

A bientôt !

Se former au e-commerce dans la joie et la bonne humeur ! 8 mars 2010 Charlotte Gizard

Oyé,  Oyé ! Avis à tous nos amis entrepreneurs du web !

Vous vous apprêtez à faire vos premiers pas dans le commerce en ligne, mais vous vous demandez comment optimiser vos chances de réussite, dans un univers où il y a déjà tant d’acteurs ? Ou bien vous êtes déjà présent sur le web mais vous trouvez que les résultats de votre site ne sont pas encore à la hauteur de vos attentes ?

Formation e-business

Formations e-commerce Malinea avec L'Entreprise

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Venez nombreux !

Et si vous récompensiez vraiment la fidélité ? 5 mars 2010 Hélène Lefebvre

Très souvent, les entreprises offrent des avantages à leurs nouveaux clients : bon de réduction, cadeau,…
Beaucoup font des cadeaux pour les anniversaires (ex : Yves Rocher), et parfois juste parce que vous êtes clients depuis longtemps (ex : SFR) … mais pour mieux vous ré-engager ou vous faire consommer.

Pour fêter ses 10 ans, Gandi, registrar français a choisi de mettre en place une opération originale :
Chaque jour pendant 10 jours un lot de bons est offert aux clients, nouveaux et anciens. Le 1er Mars, 1 000 bons étaient offerts, le 2, 2 000, etc… jusqu’au 10 où 10 000 bons seront offerts aux clients. Soit un total de 55 000 bons offerts sans condition, aucune.

Gandi 10 ans

Pourquoi une telle opération ?
Gandi s’est construit sur le bouche à oreille, à 100%. Ils n’ont jamais fait de publicité ni d’acquisition client. Aujourd’hui, ils ont plus d’1 million de clients. Ce sont leurs premiers clients qui ont construits leur notoriété.

Mais comment faire pour que tout le monde profite de l’opération, pour limiter le nombre de bons par client tout en favorisant les plus anciens ?
Gandi a trouvé la solution : chaque client a le droit à un nombre de bons définit selon son ancienneté. Si vous êtes client depuis 10 ans, vous avez le droit à 10 bons, depuis 2006, 3 bons.
Et si vous n’êtes pas encore client, vous avez quand même le droit à un bon, histoire de faire aussi de l’acquisition.

Et ça marche !
Aujourd’hui, vendredi 5 mars, 1000 bons sont partis en 1minute à 16h, et 1000 autres en encore moins de temps à 17h… Pour que l’opération soit la plus juste possible, ils ont choisi, en cours d’opération, d’étaler les lots de 1000 dans la journée. Où que vous viviez, vous avez une chance d’en profiter !

Gandi a une culture d’entreprise assez forte et a trouvé une opération qui lui correspond. Ils récompensent les anciens clients tout en en acquérant de nouveaux. J’espère qu’ils communiqueront des stats, histoire de valider la portée du dispositif !

En attendant, profitez-en, l’opération dure jusqu’au 10 Mars, par ici.

Bichonner ses clients, y’a que ça de vrai ! 3 mars 2010 Hélène Lefebvre

Chez Malinea il y a une phrase qui revient toujours : « bichonner le client ». Quel qu’il soit, pas seulement les « grands comptes ». Pourquoi ? Parce qu’au delà du produit ou du service qu’il achète, c’est la relation que vous entretenez avec lui qui fait la différence. L’exemple récent de Southwest Airlines avec Kevin Smith (son twitt ici, la réponse de SWA ) en est un bon exemple, tout le monde a une influence même ceux qui n’en ont pas l’air.

Ces derniers temps, m’étant fait volé portefeuille et téléphone, j’ai côtoyé pas mal de « services clients », et certains plusieurs fois, à des horaires qui ne sont pas ceux où les gens aiment travailler : Banque de France, ma banque, mon opérateur, le commissariat de Police, mon assurance.

Contre toute attente, tous les interlocuteurs que j’ai eus ont été sympathiques, clairs, efficaces et surtout, ils ont cherché à m’aider. Chacun m’aidant à mieux digérer la tonne de paperasse et de procédures qui m’attendent.

N’ayant pas pu refaire de carte SIM dans la foulée, je me suis dirigée vers le bureau de tabac le plus proche et suis devenue titulaire (très provisoire) d’une ligne « Mobiho ». Marque inconnue au bataillon mais qui a la bonne idée d’être distribuée dans les points de ventes les plus flexibles que je connaisse.

Comme tous les opérateurs, ils demandent à ce que chaque nouveau titulaire de ligne envoie ses coordonnées. Pour inciter leur client à le faire, une partie du crédit est débloquée à la réception des coordonnées. Celles-ci pouvant être fournies par courrier, par téléphone ou par mail. Génial ! Non seulement ils sont distribués en bureau de tabac, mais en plus, on peut faire les démarches par mail ! Exactement l’opérateur-mvno-qui-dépanne qu’il me fallait.

C’est donc avec empressement que j’envoie le mail avec mes coordonnées. Reprenant les informations du format papier et précisant bien que je ne souhaite ni être opt-in, ni apparaître dans l’annuaire :

Mail pour Mobiho

Réponse rapide de leur part, j’ouvre avec plaisir leur mail me disant que dans mon malheur, j’ai quand même « vachement de chance ». Et là…
Le « mail qui tue ». Je ne suis pas cliente depuis 48h que déjà j’ai envie de résilier.

Réponse de Mobiho

Fournir ses coordonnées est obligatoire, c’est la loi. Donc tous les clients, sauf les terroristes, passent par cette étape. La confirmation de réception des coordonnées est donc le premier échange que Mobiho a avec ses clients, ils se tirent une balle dans le pied dès le départ, anéantissant toute lune de miel dans la relation client.
Combien leur aurait coûté la rédaction d’un mail type correct ? 30 minutes. Pas grand chose pour conforter un nouveau client dans son choix.

Au lieu de ça, en 48h, ils ont réussi à passer du statut d’ « opérateur-mvno-qui-dépanne » à « opérateur-mvno-dont-je-me-serais-volontiers-passé ». Dommage quand on a une offre bien ficelée et une marque à faible notoriété…

Et vous ? Y a-t-il des services clients qui vous ont donné envie de fuir ? Partagez vos plus belles perles dans les commentaires ! :)

Musique en ligne, quel modèle pour demain ? 25 février 2010 Stéphane

Salut à tous,

Le rapport à la musique a changé depuis quelques années, l’ennui c’est qu’il n’en finit pas de changer et qu’il est bien difficile de lire l’avenir.
Deezer, spotify, Wormee, Jiwa et bien d’autres permettent d’écouter directement ses morceaux préférés sur internet. Des modèles gratuits et payants sont disponibles mais visiblement aucun ne semble vraiment imposer une révolution durable et profitable pour toutes les parties.

L’industrie du disque s’est toujours plainte du téléchargement illégal de fichiers musicaux. Avec les nouveaux sites de streaming, les morceaux sont écoutés légalement, mais la rémunération de l’industrie est différente et apparemment insuffisante.

Edgar Bronfman, le PDG de Warner Music qui s’est exprimé durant le mois de Janvier, à tiré la sonnette d’alarme en publiant les résultats du groupe : il a estimé à 17 millions de dollars les pertes liées aux sites de streaming.

Il prétend que ce sont des services que la Major ne considère pas « bénéfiques » pour l’industrie.

Offrir toute la musique gratuitement en espérant pouvoir vendre des abonnements payants n’est pas le genre d’initiatives que nous souhaitons soutenir, tout simplement parce que cela ne fonctionne pas.

Pour appuyer ses propos il est vrai  qu’un acteur comme Deezer est en difficulté. Deezer ne compterait que 10 000 abonnements premium, sur 6 millions d’inscrits.

Côté consommateur, les mélomanes éprouvent de moins en moins le besoin de « posséder » leur musique (enfermée dans un ipod, sur un disque dur, gravée sur un cd, enregistrée sur un minidisc ou rangée dans un meuble à vinyls…) et semblent au contraire s’engouffrer dans la tendance communautaire :

Le streaming c’est pratique parce que c’est l’assurance de disposer d’une bibliothèque universelle, de retrouver et partager ses playlists n’importe où ; enfin là où il y a une connexion, c’est-à-dire quasiment n’importe où.

Toutefois le téléchargement payant de mp3 reste bien d’actualité ; selon le rapport de la Fédération internationale de l’industrie phonographique, les ventes légales de musiques auraient augmenté de 12% et représenteraient désormais 27% des ventes globales ; merci Itunes. Les américains sont d’ailleurs les mieux convertis à la musique numérique, les ventes y représentent 40% de leur marché domestique, et l’Europe loin derrière avec que 15%.

Le constat est simple : la relative augmentation des ventes de musique numérique et l’émergence du straming payant ne compensent pas encore les fortes baisses des ventes physiques de musique.

Les majors n’ont décidément pas encore accompli le virage salutaire dans le mix offre-distribution.

Sans parler des mesures répressives de type Hadopi, quel devrait être à votre avis le modèle le mieux adapté aux nouvelles habitudes de consommation et à la bonne santé de la production musicale ? Où est le virage salutaire ?

A vos claviers !